Abu Dhabi, United Arab Emirates
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عبدالكريم بجاجة
خبير دولي في علم الأرشيف
Séminaire à Dubai.
Ancien site: http://membres.multimania.fr/badjadja/
Biographie: http://www.monsieur-biographie.com/biographies/7045/abdelkrim-badjadja.php
Blog: http://badjadja.over-blog.com/
Dernière mise à jour:
Mardi 24 janvier 2011, 13:30 - Abu Dhabi
France, ta langue part à la dérive !
Exemples relevés dans Yahoo ! Actualités du 24 janvier 2012 :
Hervé Morin : retour vers le futur
(Commentaires)
1- Marc S : Au lieu de « le héro », il fallait écrire : « le héros ».
2- renegad : « un peut », », écrire : « un peu».
3- Stéphane : «tout ces hommes qui gravitent autour du pouvoir font partis », écrire : « tous ces hommes qui gravitent autour du pouvoir font partie»
4- Matanda Jean Steve : « si les blancs createures dhistoire s se gourent », écrire : « si les blancs créateurs d’histoire se gourent ».
5- Tamouza : « c'est vrais », écrire : « c’est vrai ».
http://fr.news.yahoo.com/herv%C3%A9-morin-retour-futur-154200092.html
Présidentielle :
Ségolène Royal n'a pas apprécié être «zappée»
(Commentaires)
1- Gavroche : Au lieu de « pauvre khonne, elle a vraiment un probleme de personnlite », il fallait écrire : « pauvre conne, elle a vraiment un problème de personnalité ».
2- Sir : « On comprend qu'elle en est été chagriné. Maintenant F.H. a dû peser le pour et le contre et considéré… », écrire : « On comprend qu'elle en ait été chagrinée. Maintenant F.H. a dû peser le pour et le contre et considérer… ».
3- Bob : « normal vu ses capacitées, elle a plantée le partis en 2007, fait toi oubliée ségo c'est mieux », écrire : « normal vues ses capacités, elle a planté le parti en 2007, fais-toi oublier ségo c'est mieux ».
4- Jean D : « le perchoire ne va pas lui suffire.... », écrire : « le perchoir ne va pas lui suffire.... ».
5- Pat : « elle et Joly qu'elle s'occupe de leur maison… », écrire : « elle et Joly qu'elles s'occupent de leurs maisons… ».
http://fr.news.yahoo.com/présidentielle-ségolène-royal-n-apprécié-être-zappée-095758001.html
Guéant dissout un groupuscule islamiste
accusé de préparer "à la lutte armée"
(Commentaires)
1- Erreur dans le titre: Ecrire « accusé de se préparer "à la lutte armée" », ou bien « accusé de préparer "la lutte armée" ».
2- Michel : « que les dieux ont étés crées par les hommes et non les dieux qui ont crées les hommes », écrire : « que les dieux ont été créés par les hommes et non les dieux qui ont créé les hommes ».
3- dgedge5373: « SES PAS POUR RIEN QUE 100% DES PAYS MUSULMAN SE SONT QUE DES DICTATURE ILS SONT CINGLER AVEC LEUR RELIGION S EST SES AUSSI UN BON MOYEN POUR PAS ALLER AU BOULOT FAIGNANT MENTEUR PROFITEUR SOURNOIS », écrire : « Ce n’est pas pour rien que 100% des pays musulmans ne sont que des dictatures, ils sont cinglés avec leur religion, c’est aussi un bon moyen pour ne pas aller au travail, fainéants, menteurs, profiteurs, sournois ». (NDLR : Comme c’est dur de corriger un raciste qui prétend donner des leçons aux Musulmans alors qu’il ne maîtrise même pas les rudiments de sa langue maternelle !).
4- Philippe : « Mouma , ecrit correctement le français , merci .. », écrire : «Mouma , écris correctement le français , merci ... ».
5- Esteban : « Je pense que ce n est pas une question de raciste la ,il faut evoluer .C est la securiter de nos enfants qui est en jeux », écrire : « Je pense que ce n’est pas une question de racisme là, il faut évoluer. C’est la sécurité de nos enfants qui est en jeu ».
L'UMP lance une campagne de défense
du bilan de Nicolas Sarkozy
(Commentaires)
1- L’HONNETETE : « pourquoi hollande ne parle que des instituteurs je pense que les employes medicaux meritent d avantagent que les professeurs metiers de faineants se sont les plus malhonetes de la societe… », écrire : « Pourquoi Hollande ne parle que des instituteurs, je pense que les employés médicaux méritent davantage que les professeurs, métier de fainéants, ce sont les plus malhonnêtes de la société… ».
2- Momo : « je croiais qu'il ne c'etait pas lancer dans la campagne. si je comprend bien il fait campagne sous le dos des citoyens puisque que c'est l'argent de l'etat », écrire : « je croyais qu'il ne s'était pas lancé dans la campagne. Si je comprends bien il fait campagne sur le dos des citoyens puisque que c'est l'argent de l'Etat ».
3- Christian Muller : « ils ne vont pas demander du soutient à leurs intéllos ? », écrire : « ils ne vont pas demander du soutien à leurs intellos ? ».
4- LOUIS : « les réformes qu'il a fait n'ont rien apportées aux français… », écrire : « les réformes qu'il a faites n'ont rien apporté aux français… ».
5- Aragon_Camus_Sarko : « je ne sais pas si tu utilisent le mot mytho… », écrire : « je ne sais pas si tu utilises le mot mytho… ».
http://fr.news.yahoo.com/lump-lance-une-campagne-d%C3%A9fense-du-bilan-nicolas-192024668.html
Après le coup d’état constitutionnel du 11 janvier 1992 :
Du sang…rien que du sang…
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3 Réponses to " Après le coup d’état constitutionnel du 11 janvier 1992 : Du sang…rien que du sang… "
Malheureusement ces deux scenarios ont réellement été vécus par les pauvres algériens que nous sommes.
ces scènes d ‘une abominable cruauté, ces actes barbares, ce récit d’ une effroyable vérité s’ est répété des centaines de fois a travers tout le pays , du sud au nord, d’est en ouest, faisant des milliers de victimes innocentes, ces horreurs n’ ont épargnés aucune région , mais le plus terrifiant c ‘est que les auteurs de ces massacres, agissant au nom de l’ état algérien, coulent des jours heureux ,fructifient leurs affaires ou bénéficient de retraite dorée. En un mot les monstres sont parmi nous ,ils continuent de sévir sournoisement et auront réussi a transmettre les gênes de la haine à leur progéniture.
« les monstres sont parmi nous » des deux bords. nous voyons beaucoup de « repentis » reconvertis dans les affaires et roulent en 4×4 avec l’argent du racket et du vol.
Des familles égorgées pour « la noble cause »
Sig, mercredi 17 mai 2000 (1)
A la sortie de la ville, le chef attend patiemment le retour de ses hommes partis de nuit accomplir une « noble et exaltante mission » à la cité Aïs. Les voilà de retour au petit matin, pas vraiment fiers. Ont-ils raté leur mission ? Le chef n’ose le croire, tant le « travail » à faire était d’une facilité déconcertante : égorger une famille entière vivant dans une misérable masure sans aucune protection d’aucune sorte. Il interpelle son adjoint qu’il avait chargé de superviser ce commando de jeunots en mission d’assassinat pour la première fois:
- Alors que se passe-t-il ? Ne me raconte surtout pas que vous avez échoué dans une mission aussi facile !
- Non non, aucun problème. Les cinq membres de la famille, père, mère, et les trois enfants ont bien été égorgés proprement sans souffrir, comme des moutons de l’Aïd.
- Pourquoi donc ces gueules atterrées, comme s’ils avaient exécuté leur propre famille, et même si cela devait un jour leur être demandé ils n’auraient pas à pleurnicher sur leur père et mère.
- N’oublie pas que c’est leur première « noble et exaltante mission ».
- Bon, écoutez-moi jeunes gens, ce que vous venez de réaliser sera inscrit dans l’histoire de la révolution islamique, que dis-je dans l’Histoire tout court.
Les jeunes gens fraîchement recrutés ne sont pas vraiment convaincus de la nécessité d’égorger de pauvres gens, totalement dénudés, ne disposant même pas de quoi se payer le repas du soir…
Le chef, en fait l’émir de la katiba de Mascara, reprend son prêche :
- Cette glorieuse action était nécessaire pour déstabiliser le régime impie, et préparer l’avènement de la république islamique.
Les jeunes gens encore effrayés par l’ignoble assassinat qu’ils viennent de commettre échangent des regards incrédules. Tuer de pauvres innocents pour réaliser la révolution islamique ?
Constatant la persistance de leur trouble, l’émir assassin relance ses arguments :
- Ces gens que vous venez d’égorger, savez-vous qu’ils iront directement au paradis sans avoir à expier des fautes quelconques ?
Quoi, ils iront au paradis ! De quoi il parle celui-là ? Pourquoi alors les avoir égorgés ?
Le chef persiste et signe, cherchant à percer le crâne de ces ouailles :
- Savez-vous à qui revient le mérite de leur entrée au paradis ? Mais c’est à vous qu’ils le doivent. Vous aussi vous irez au paradis grâce à cette noble mission accomplie pour le triomphe de la révolution islamique. Et le jour où vous les rencontrerez au paradis, ils vous remercieront chaleureusement de les avoir égorgés pour la noble cause, et de leur avoir permis ainsi de se laver de toutes fautes et d’accéder au jardin éternel. Compris ? Alors à la prochaine mission. (2)
La vie et la mort entre deux côtelettes !
Caserne de la sécurité militaire, mess des officiers :
Le capitaine frétille sur son siège, et pour cause : il est assis aux cotés de son chef le redoutable colonel surnommé « le salopard », ne craignant rien ni personne, même pas Dieu trop loin auquel de toutes façons il ne croit pas. Le capitaine attend le moment le plus favorable pour solliciter les instructions de son supérieur : l’instant magique où le colonel ayant avalé sa première côtelette s’apprête à ingurgiter la deuxième. Et encore tout dépend de la qualité des viandes qui lui sont servies avec beaucoup de crainte ! (3)
Enfin, il semble que le moment privilégié soit arrivé :
- Ah ! Quelle délicieuse côtelette, d’où provient-elle, interroge « le salopard » ?
- De Aïn Lahdjel mon colonel.
- Je m’en doutais, j’ai nettement senti l’odeur enivrante de la forêt d’El Margueb, et le goût de l’alfa dont se régalent les moutons de la région.
- Vous êtes un fin connaisseur mon colonel.
- Je ne te le fais pas dire. Voyons quelle saveur aura la deuxième côtelette…
- Mon colonel, si vous permettez, j’attends vos instructions.
- A quel sujet ? Ne me gâche pas le plaisir de ce repas s’il te plait hein !
- Non non mon colonel, juste un ordre au sujet des deux individus que nous hébergeons (tu parles d’euphémisme) depuis quinze jours, aux frais de la princesse soit dit en passant. Il est temps de décider de leur sort. (4)
- Tu veux parler de ces deux…Comment désignait notre ami Paul Aussaresse nos « glorieux » militants arrêtés durant la bataille d’Alger ?
- « Les connards » mon colonel.
- Oui, c’est bien çà, alors ces deux « connards » sont mariés ?
- L’un d’eux oui, il a même deux enfants en bas âge.
- Bon, on va lui faire une fleur : tu le refiles au juge, avec 20 ans pas moins. A sa sortie il pourra assister au mariage de ses enfants. Le juge a intérêt à exécuter ce qui lui est indiqué, je le tiens à l’œil celui-la avec toutes ces belles affaires qu’il réalise sous notre protection : vente de lots de terrains achetés comme terres agricoles et vendus comme lotissements, vente au milliard de maisons achetées au prix symbolique, etc…etc…
- Bien mon colonel, et le célibataire…
- Ah quelle côtelette, aussi savoureuse que la première. Elle vient d’où cette viande ?
- D’El Yachir, près de Bordj Bou Arreridj mon colonel.
- Là nous ressentons le parfum inégalable des hauts plateaux.
- Pardon mon colonel de vous interrompre, vos instructions pour le célibataire ?
- Liquide-le, il n’y aura pas d’enfants pour pleurer sa disparition. Plus fort, plus fort, on n’entend rien dans ce mess !
- Pardon mon colonel, plus fort quoi ?
- « Sports et musique » (5) voyons, à quoi voudrais-tu que je m’intéresse ? Chef, que nous proposes-tu comme plat de résistance pour terminer comme il se doit ce repas délicieux ?
- « M’Kefen Fi Drouj » mon colonel !
- Quoi quoi ? « M’Kefen Fi Drouj » ! Ha ha ha…c’est bien de circonstance. Allons-y pour ce…je traduis en bonne langue de notre métropole chérie : « Met enveloppé dans un linceul sur des escaliers ». Ah ah ah…tu ne manques pas d’humour chef ! C’est quoi ce plat à priori bizarre ?
- Il s’agit de viande hachée grillée dans une feuille de combe. C’est un plat typiquement constantinois.
- Et pour le dessert ?
- Baba au Rhum mon colonel.
- Bon le Rhum suffira, tu garderas le Baba pour un autre jour.
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(1) Mercredi 17 mai 2000: Cinq personnes d’une même famille découvertes égorgées dans leur domicile à la cité Aïs, dans la ville de Sig (Mascara).
Source : http://www.algeria-watch.org/mrv/2002/chrono/chrono_2000a.htm
(2) Samedi 27 mai 2000: Quatre citoyens appartenant à une même famille égorgés par un groupe armé à Tizi Ouchir, près de Miliana.
Source : http://www.algeria-watch.org/mrv/2002/chrono/chrono_2000a.htm
(3) Type de pratique rapporté par un officier de la SM à Blida durant les années 1990.
(4) Algérie, La machine de mort :
http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/mrvtort/machine_mort/machine_mort.htm
(5) « Sport et musique », sobriquet donné à S.M. pour qualifier la sécurité militaire : la musique à fond pour couvrir le « sport », c.a.d. les tortures infligées aux pensionnaires « hébergés aux frais de la princesse ».
Coup de gueule : « Dépolitiser » la politique !
Un journaliste débarque dans une île isolée du reste du monderépondant au nom de « Utopia 2 », qui rappelle curieusement l’île imaginaire de Thomas More : « Utopia », qui vient du grec « Ou topos», c’est à dire en aucun lieu. (1)
Il en avait entendu parler au cours d’une discussion enflammée au sein du comité de rédaction de son journal. Tous ses collègues étaient d’accord pour cerner le mal principal qui ronge tous les pays du monde, à savoir : « la politique politicienne », les politiciens passant leur temps à se chamailler dans une compétition sans merci où prédominaient leurs intérêts propres et leurs carrières avant les intérêts de leurs peuples. Mais, les journalistes n’arrivaient pas à s’entendre sur la manière dont il fallait gérer les affaires du monde afin de répondre au mieux aux attentes des populations. Toutefois une majorité se dégageait pour affirmer que le monde ne pouvait se passer des politiciens, que c’était même un mal nécessaire. Notre journaliste faisait partie de la minorité qui considérait qu’il fallait imaginer un autre mode de gouvernance qui renverrait dans leurs foyers les politiciens professionnels, le plus souvent gourmands des biens de ce monde dont ils se servaient sans vergogne, en bonne conscience : « Le monde ne peut se passer de nous, aussi ce que nous prenons n’est qu’une juste rémunération de nos sacrifices ». Quels sacrifices ?
Prenons un exemple : A Batna, au cours des années 1970, à l’ère du parti unique donc, le Mouhafedh (commissaire politique) avait encadré une réunion des travailleurs d’une entreprise publique, cadres en costumes cravates, et ouvriers en bleu de travail et casques sur la tête. A l’ordre du jour : la production et la productivité. Et le Mouhafedh, sermonnant l’assistance, insista sur la nécessité d’augmenter la production et la productivité en prenant comme exemple son propre travail : « Hé bein moi par exemple, en ce moment je suis en train de produire ! »(2). Mais il avait oublié de préciser de quelle production il s’agissait ? En fait des paroles, que des paroles, du vent, alors que les travailleurs en face de lui fulminaient de dépit : « Mais de quelle production parle ce con, alors qu’il nous fait perdre notre temps ! ». Notre Mouhafedh avait oublié aussi de parler de ses sacrifices au service de la nation : il possède des comptes bancaires bien garnis en Algérie et encore plus à l’étranger, sait-on jamais si le peuple devait un jour se mettre en transe. Notre Mouhafedh a oublié également de préciser qu’il possédait une villa cossue à Batna, une maison de maître à Alger, que ses enfants les pôvres devaient se contenter de 1.000.00 Dinars jour comme argent de poche (3), et que le moment venu il les enverrait continuer leurs études supérieures à l’étranger, en les encourageant à y rester, sait-on jamais comme dit plus haut. D’autant plus qu’il y avait ses circuits et ses habitudes dont celles de se soigner à l’étranger pour le moindre bobo. (4)
Revenons à notre journaliste, curieux de voir comment était gérée la politique dans cette île perdue « Utopia 2 ».
Sa première surprise vient de l’hôtel où il était descendu, très propre et confortable, sans aucune prétention. Les prix affichés comportaient aussi le prix de revient de chaque chambre, et notre journaliste relève déjà que le bénéfice de l’hôtel ne dépassait pas les 20%. Après quelque repos, il sort à la découverte de cette île, et surtout de sa politique. Il croise un autochtone au hasard et lui demande comment retrouver son hôtel prétextant s’être perdu. L’homme aimable et courtois lui indique le chemin le plus rapide pour retrouver son hôtel, et lui propose même de l’y conduire dans sa voiture garée dans le quartier. Notre journaliste décline poliment l’invitation, le renseignement étant précis et suffisant, et l’invite à son tour à prendre un café dans l’établissement en face pour quelque discussion. Notre journaliste commence sa série de questions :
- Parlez-moi un peu de la politique dans votre pays.
- Quelle politique ?
- Par exemple le type d’économie : économie de marché, économie planifiée, ou régime communiste…
- Rien de tout cela chez nous, il n’y a pas vraiment les types d’économie que vous venez de citer, ni de régime politique à
proprement parler.
- Mais enfin, il y a bien des partis politiques qui activent dans votre pays.
- Il n’y a aucun parti politique.
- Quoi ? Ils sont interdits ?
- Non, ce n’est pas la question, mais nous ne voyons pas l’utilité d’avoir des partis politiques dans notre pays.
- Vous avez bien un gouvernement, des ministres.
- Bien sûr.
- Parlez-moi un peu de votre président, commençons par son nom.
- Heu, en réalité je ne suis pas sûr de connaître le nom du chef de l’Etat en ce moment.
- Quoi ? Vous avez bien un chef de gouvernement, vous devez connaître son nom ?
- Pas vraiment.
- Et les ministres, ceux des affaires étrangères, de la défense, au moins.
- Pas vraiment, je ne m’en souviens pas.
- Ecoutez, ne parlons plus des politiciens dont vous ne connaissez pas les noms. Mais éclairez-moi au moins sur la politique économique dans votre pays.
Le citoyen de cette île mystérieuse énumère rapidement les principaux axes de la politique économique de son pays, qu’il semble connaître sur le bout des doigts : satisfaire les besoins de la population dans tous les domaines, encourager les entreprises à l’augmentation de la production et à l’amélioration de la productivité, verser des salaires justes aux travailleurs qui sont dispensés de retenues sur les salaires (5), la marge bénéficiaire des entreprise est fixée uniformément à 20%, les impôts sont fixés au taux unique de 5%, encouragement particulier pour le secteur agricole qui est dispensé de verser des impôts…
Le journaliste revient à la charge pour mieux connaître la politique suivie dans les autres domaines : lesfinances,l’éducation, l’enseignement supérieur, la santé, les affaires sociales…
Notre citoyen répond sans aucune hésitation, en faisant l’effort de ne pas encombrer le visiteur de détails et de chiffres qu’il connaît pourtant par cœur.
Le journaliste revient à la question de départ :
- Comment cher ami connaissez-vous par cœur la politique suivie dans tous les domaines, sans connaître les hommes qui sont chargés de l’appliquer ?
- Parce que ces hommes changent tous les deux ans, alors je ne suis pas certain de connaître le nom de notre chef d’Etat en ce moment…
- Quoi ? Comment ça vos politiciens changent tous les deux ans, ils ne font pas carrière en politique ?
- Non, personne ne fait carrière en politique, dès qu’un responsable quelconque termine ses deux ans de service, il retourne à son poste de travail originel, y compris le chef de l’Etat.
- Mais enfin, comment sont-ils choisis ?
- En fonction de leur compétence et leur ancienneté dans leur secteur d’activité. Par exemple le ministre de l’économie est choisi parmi les cadres du secteur économique, et il exerce deux années seulement. Il en est de même pour tous les autres responsables.
- Et votre président ?
- Il est désigné parmi les ministres qui ont déjà accompli leurs deux années au service de la nation.
- Peut-il se représenter pour un deuxième mandat ?
- Non, ni le président, ni les ministres ne peuvent se représenter pour un deuxième mandat.
- Comment sont-ils payés ?
- Chaque responsable perçoit le salaire de son poste d’origine pas un centime de plus.
- Mais, ils ont bien droit à quelques avantages, non ?
- Pas du tout, ils sont considérés en mission temporaire au service de la nation, et c’est un honneur pour eux d’avoir servi aux postes les plus importants de l’Etat.
- Vous m’avez parlé de la politique suivie dans chaque secteur d’activité. Il doit bien y avoir un parlement pour légiférer sur cette question ?
- Non, nous n’avons pas de parlement avec des élus, et nous n’avons pas de partis, ni de politiciens professionnels comme je vous l’ai dit au début. En fait, chaque année se tient une réunion des cadres de l’Etat pour dresser le bilan de l’année écoulée, et tracer le plan à exécuter pour l’année suivante…
Notre journaliste en a trop entendu sur ce monde idéal, sans politique politicienne ni de politiciens professionnels. Il retourne dans son pays où règnent la corruption, les passe-droits, la misère, la vie chère, l’arbitraire, et un système politique qui s’éternise avec les mêmes politiciens auxquels succèdent leurs propres enfants…
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(1) « Utopia » : http://fr.wikipedia.org/wiki/Utopia_(livre)
(2) Authentique.
(3) Authentique : Au début des années 1990, un député du FLN de Constantine qui en était à son troisième mandat, et qui se préparait pour un quatrième, mettait à la disposition de son fils chéri la somme de 1.000.00 dinars chaque jour pour ses dépenses quotidiennes. C’est un jeune proche parent qui me l’avait affirmé parce que profitant des largesses de ce rejeton. A la veille de la première guerre d’Irak, notre député entreprit de transformer son logement de Constantine en magasin de victuailles et de fournitures, dont un carton de boites d’allumettes, s’attendant à des pénuries si la guerre éclatait au Moyen Orient. En 1991, il se représente pour un quatrième mandat toujours sur une liste FLN. Entre-temps, j’avais appris qu’il avait profité de sa qualité de membre permanent de commission, pour fonder une seconde famille à Alger sans informer sa première famille à Constantine, ni celle d’Alger. Le hasard a fait qu’il s’est retrouvé au deuxième tour des législatives face à un candidat du FIS dans la circonscription même où je devais voter. Je m’étais juré de voter pour le candidat FIS, ou même pour le diable, plutôt que de donner ma voix à quelqu’un que je percevais comme un traître à son pays d’abord, et à ses deux familles ensuite.
(4) L’actuel secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, se fait soigner régulièrement à l’étranger pour n’importe quoi, sans bouger le moindre pouce pour venir en aide aux malades dont l’état nécessite des soins urgents à l’étranger.
(5) Aux Emirats Arabes Unis, les travailleurs sont dispensés des retenues sur les salaires et de tous les impôts et taxes, tout en bénéficiant de la gratuité des soins, y compris les analyses, radios, scanners, médicaments, et interventions chirurgicales, eux et leurs familles sur place.
Le complexe du colonisé (2) :
Débats
Voxpopuli : La Turquie ancienne puissance coloniale ?
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/01/05/article.php?sid=128246&cid=49
MANIFESTATIONS POPULAIRES DU 11 DECEMBRE 1960 A CONSTANTINE
Dimanche 11 décembre 1960…11h45, je viens de quitter la maison à Rahbat Souf, et j’emprunte le passage voûté en direction de la placette de R’Cif, sans but précis. J’ai dans ma poche deux billets de cinéma, achetés la veille avec le pécule hebdomadaire que me verse un commerçant en guise de salaire pour des calculs comptables…
Tout à coup, j’entends l’inévitable refrain « tatata…tata…tatata…tata… » venant cette fois de Tarik el Djadida. Quoi ? Mais non, ce n’est pas « Al…gé…rie fran…çaise » que j’entends, c’est deux fois trois coups : « tatata…tatata » ! Qu’est ce que c’est que ce nouveau refrain ? Je tends l’oreille tout en changeant de direction, prenant un raccourci pour Tarik el Djadida…Ce n’est pas possible, je n’ose y croire…Je débouche sur cette longue artère commerçante qui coupe la vieille ville en deux parties, les slogans proviennent du bas de la rue, près du pont Bab el Kantara…
C’est bien « Al…gé…rie mu…sul…mane » que j’entends distinctement maintenant. C’est la première fois que j’entends un slogan hurlé non pas par les européens, mais bien par des arabes…Un groupe de jeunes à leur tête Kamel Idir, qui avait été détenu en 1958 à la sinistre cité Améziane en dépit de son jeune âge, en même temps que mon père qui était le plus vieux. Une jeune fille hurle à tue tête au milieu des garçons…Sans hésiter un instant, je me mêle aux manifestants, pour les séances de cinéma on verra après…
Toute la ville étant en ébullition, ce groupe de manifestants avait traversé une partie de la cité : R’sif, Rahbat Essouf, rue de France, environs de Souk el Asser, rue du 26e de Ligne, puis après avoir débordé les CRS à la Casbah, nous continuons vers le pont de Sidi M’cid, Hôpital, avenue Forcioli, Bab El Kantara, ensuite par camions –immatriculations camouflées- jusqu’à la cité des Mûriers, d’où il était impossible d’aller plus loin, des soldats en joue barrant le pont de Sidi Mabrouk…A 15:00, je décide de quitter la manifestation, pour traverser la voie ferrée, et rejoindre le cinéma « Versailles » où la séance avait commencé depuis une heure. Un copain avait gardé ma place, surpris de me voir débarqué en retard; je résume en quelques mots ce qui se passe dehors, quelques spectateurs écoutent avec attention, se détournant momentanément du film.
A la sortie, mon copain donne son avis sur la manifestation : « Je veux bien avoir l’indépendance, mais assis dans un fauteuil !.. ». Il sera chef de département à la présidence de la République durant l’époque de Chadli Bendjedid !
Communiqué du Front du Changement National
Non à la néo-colonisation !
Par ce Communiqué du 8 Décembre 2011, la Permanence politique du Front du Changement National prend à témoin les citoyennes et les citoyens algériens sur l’atteinte grave et délibérée qui vient d’être portée hier mercredi 7 Décembre, contre la souveraineté nationale à travers cette véritable « comparution-audition » du ministre des affaires étrangères du pouvoir illégitime d’Alger par devant la Commission parlementaire française des affaires étrangères.
D’autant plus que cette « comparution-audition » a lieu juste à la suite de cette visite-éclair – qui ressemble étrangement à une visite d’inspection – du ministre français de l’Intérieur Claude Guéant ; un personnage au parcours raciste et anti maghrébin, qui s’est permis de venir délivrer des satisfecits de bonne conduite à un régime qui pille les richesses de tout un pays, après avoir provoqué une guerre contre son propre peuple.
La « comparution-audition » d’un membre du gouvernement algérien par devant une instance parlementaire étrangère est un acte politico-diplomatique sans précédent depuis que l’Algérie est « indépendante ». Il s’agit-là d’un acte d’allégeance politique d’une extrême gravité qui ressemble à s’y méprendre à une volonté délibérée de mettre la souveraineté nationale sous la tutelle d’un Etat étranger. Il traduit à la fois le mépris total qu’a ce régime pour les citoyens algériens et la honteuse tentation de plaire à l’ex-puissance coloniale chez laquelle il essaie de puiser sa légitimité, faute d’obtenir celle de son propre peuple.C’est pourquoi nous affirmons que cet acte grave constitue clairement – il ne faut pas craindre de le dire haut et fort – une véritable trahison des idéaux de notre Révolution et de la mémoire de nos Martyrs. Encore une fois la dignité de notre Peuple et l’indépendance du pays chèrement acquises, viennent d’être piétinées et bafouées par un pouvoir irresponsable et antinational, prêt à toutes les compromissions pour défendre ses privilèges.
Nous en appelons à une prise de conscience citoyenne d’une situation qui menace réellement désormais et tout à la fois, l’indépendance de notre pays, la souveraineté de notre peuple et les intérêts de la nation algérienne.
Alger le 08 décembre 2011
Pour la Permanence politique du FCN: Dr Salah-Eddine SIDHOUM
Pourquoi parler 25 ans après ?
Pourquoi tout ce déballage vingt cinq ans après les manifestations de Constantine de 1986 ?
En fait ce récit est dû à un concours de circonstances. C’est-à-dire qu’au départ, il n’y avait aucune intention mûrement réfléchie de le publier, ni dans la forme, ni dans le fond. A l’origine, se trouve le refus des éditeurs de la maison Laffont de publier telle quelle la conclusion de mon papier « Panorama des archives de l’Algérie moderne et contemporaine », figurant dans un livre collectif sur la guerre d’Algérie dirigé par Mohammed Harbi et Benjamin Stora. Cette conclusion semblait détonner par rapport à l’objet du texte. Mon grand ami et aîné, Mohammed Harbi, me proposa alors une nouvelle conclusion plus courte, en renvoyant les éléments essentiels du texte initial à un article à écrire sous le titre « l’affaire
Tant qu’à faire, j’avais entrepris un rappel de mémoire en sollicitant les souvenirs des membres de ma famille d’abord, ensuite les témoignages des personnes qui avaient vécu de près ou de loin ces évènements, dont Daho Djerbal, F. S., ainsi qu’un autre universitaire algérien de Paris qui avait souhaité garder l’anonymat, Sadek Hadjeres, responsable du PAGS à l’époque des faits, et…madame S.T.!
Tout le monde m’avait répondu, sauf Madame !
En ce qui concerne les manigances de la sécurité militaire, le fait est avéré depuis le début. J’avais d’ailleurs dénoncé ces magouilles et dépassements, indignes d’un pays qui avait mené une guerre d’indépendance, dans une cassette vidéo enregistrée « clandestinement » au début du mois de février 1987, à …Bordj Omar Driss, où j’avais été assigné à résidence en même temps que ceux qui avaient été arrêtés durant cette période. J’ai mis entre parenthèse « clandestinement », parce que selon une version reçue voilà un an, la cassette aurait été commandée par la sécurité militaire pour tenter par un procédé « soft » d’obtenir ce qu’elle n’avait pu avoir par des procédés « hard » !
Plus tard, en 1989-1990 (?), j’avais accordé une interview à un journaliste constantinois sur les circonstances et péripéties de mon arrestation et de ma déportation, article qui devait paraître dans le Soir d’Algérie, puis dans El Watan, mais qui n’avait finalement jamais été publié. Y avait-il une entourloupette quelque part, élaborée encore dans les officines maléfiques de la sécurité militaire ? Parce qu’il faut dire que le journaliste en question était tout simplement le neveu du capitaine de la sécurité militaire chargé de notre suivi à Bordj Omar Driss. Ce journaliste s’appelle A. B. et l’interview a eu lieu en mon domicile cité Kadi Boubekeur à Constantine, en présence de K. B. Je dispose encore, pour qui s’y intéresse, d’un exemplaire de la cassette vidéo de février 1987, ainsi que la bande audio de l’interview accordée au journaliste A.B. en 1989-1990.
Quant aux turpitudes, délations et accointances contre nature du PAGS avec la sécurité militaire, j’avoue ne pas les avoir détectées tout de suite. Un certain nombre d’éléments, quelques-uns déjà relatés dans la lettre à Sadek hadjeres, et surtout le fait de découvrir que notre chercheur de Paris connaissait le nom de mon ancien contact avec le PAGS durant les années 1970, nom caché à la sécurité militaire, alors que j’étais menacé de tortures et même de condamnation à la peine capitale, nom caché durant 34 ans non pas pour me protéger mais plutôt pour protéger cet «honorable correspondant », m’avaient conduit à conclure que le PAGS, soi-disant parti progressiste pur et dur, n’était en fait qu’une machine impersonnelle et inhumaine, prête à broyer les individus de la même manière que la sécurité militaire, les moyens et la couverture légale, il est vrai, en moins !
Enfin pour conclure avec le rôle de madame S.T. ce fut à la fois une énorme surprise à laquelle je ne m’attendais pas, et la plus grande des déceptions. J’avais déjà expliqué à un ami commun, voilà un an, que j’étais prêt à pardonner une défaillance de madame à l’époque des faits, et qu’à l’impossible, faire face à la sécurité militaire, nul n’est tenu, surtout pas une femme très vulnérable. Mais, je pensais en toute logique avoir droit à un retour d’ascenseur…à la vérité vingt ans après, surtout que tous mes ennuis avaient commencé suite au coup de téléphone que je lui avais donné, lui exprimant ma solidarité suite à l’arrestation de son époux. Non seulement cette dame s’était cantonnée dans un silence que ne peut justifier qu’un sentiment de culpabilité -14 mois sans répondre à la lettre rendue publique ces jours-ci - mais elle en est venue à démentir ma mère !
Ainsi ma mère, âgée de 80 ans, susceptible de trous de mémoire peut-être, mais pas de surplus de mémoire, aurait inventé une rencontre dans la rue avec madame S.T. lui affirmant : « La sécurité militaire a découvert des “aflam” dans le cartable de ton fils », ma mère n’ayant pas compris ce que signifie "aflam", c’est-à-dire le pluriel de film en arabe classique, que ne maîtrise pas ma mère ! Et ces “aflam” pour les chercheurs, dont cette dame, pour les archivistes, dont je suis, et pour la sécurité militaire, Dieu vous en préserve, ne sont rien d’autres que des « microfilms ».
Pour conclure, je me devais d’écrire, une excellente thérapie selon notre ami commun F. S. et de témoigner tant que je suis encore en vie, apportant ma version à opposer à celle de la sécurité militaire, qui m’avait fait découvrir une autre Algérie que celle que nous connaissons, une Algérie où Dieu règne au ciel et la sécurité militaire sur terre ; à opposer aussi aux rumeurs insidieuses des staliniens du PAGS, qui sévissent toujours sous un autre nom de parti ; à clamer aussi face aux délateurs hommes ou dames.
A tous, je dis : je ne pardonne à personne, advienne que pourra, le plus important pour moi est d’avoir apporté mon témoignage.
Extraits du livre :
Editions universitaires européennes – 2010
22 Novembre 2011 : Douloureux anniversaire…
Voilà 25 ans jour pour jour : Enlevé par la sécurité militaire…
Prologue
Samedi 22 novembre 1986, 19H00, aéroport de Constantine Ain el Bey…
Mes deux frères viennent de me déposer devant l'entrée de l'aérogare…
Je me dirige vers la zone de l'enregistrement à droite, jetant en passant un rapide coup d'œil à gauche, du coté du kiosque Sebti, où sont exposés quelques exemplaires de mon petit livre sur "
"Les passagers de la compagnie Air Algérie à destination d'Alger sont priés de se présenter à l'enregistremeinnnnt !". Voilà, on arrive, mais pourquoi cet accent marseillais "…meinnnnnt…" ?
Juste au coin de la cafétéria, je suis accosté par deux individus :
S'agit-il d'agents de
Je m'arrache au groupe des "policiers" sans uniformes, pour me diriger vers deux agents en uniforme bleu de faction à l'entrée de l'aéroport, de vrais policiers !
Ils exhibent des papiers aux policiers, en leur glissant quelques mots …
En chemin vers le parking, l'un des agents de la sécurité militaire m'interpelle brutalement :
Il fait mine de se retenir pour ne pas me frapper…
On me fait monter dans un fourgon banalisé. Le cartable m'est arraché des mains, je ne le reverrai plus avant plusieurs mois. Ainsi qu'une sacoche contenant mes affaires de toilette, qui me sera restitué quinze jours plus tard. Le véhicule démarre en direction de la ville. En cours de route on me demande:
Arrêt devant l'immeuble où se trouve mon logement, appartement 109, 4e étage…
Ma (défunte) épouse ouvre la porte, étonnée de me revoir accompagné par six ou sept personnes :
Nous entrons dans l'appartement, je les dirige vers le salon…Mes enfants, l’aîné six ans, et le cadet trois ans, se précipitent sans tenir compte de ces (affreux) accompagnateurs. Ma fille, quatre mois à peine, ignore totalement ce qui se passe, la bienheureuse !
Tout de suite, quelques agents se mettent à farfouiller dans le salon où se trouvent ma bibliothèque, et l'essentiel de mes archives qui remontent à l'année 1957, avec le certificat d'admission en classe de sixième. Tandis que les autres :
Inspection en règle de la chambre à coucher, un coup d'œil rapide dans la chambre des enfants, puis une deuxième chambre peu équipée…Enfin, le débarras du couloir…
Assis sur l'un des canapés du salon, mon fils cadet assoupi sur mes genoux, je suis la perquisition du regard. Pendant ce temps, mon épouse profitant d'un moment d'inattention, donne des coups de téléphone. Les agents passent au crible tout ce qu'ils trouvent, ils se consultent de temps en temps à voix basse sur quelques titres de livres et documents "suspects", au cas où cela inspirerait un collègue. J'interviens pour donner de temps à autre quelques explications, ces agents ne semblant pas jouir d'une culture minimum qui leur permettrait de comprendre que les publications vendues par
Tout mon parcours d'universitaire, de chercheur, et d'historien archiviste est attesté par les livres et documents accumulés depuis plusieurs décennies, sans parler de mes archives personnelles qui remontent à l'année 1957... Et je dois tout leur expliquer !
Qu'ai-je fait durant ma carrière de chercheur et d'archiviste qui puisse me valoir cette arrestation et ce ratissage en règle ?
Quelques jours auparavant :
9 novembre 1986, Constantine :
Mi-novembre 1986…Siège des Archives de
Pour Melle G. F.Z., je laisse la commission à son frère…Pour Madame S.T. j'appelle directement, connaissant son numéro de téléphone…
Comment ça "qui est à l'appareil", alors que d'habitude elle réagissait immédiatement au son de ma voix "Ah ! Abdelkrim…"
La sécurité militaire était certainement à l'écoute, et le 22 novembre 1986, je suis enlevé, plutôt qu'arrêté, à l'aéroport de Constantine. Pourquoi à l'aéroport, alors que l'on pouvait m'interpeller durant la journée dans mon service ? Parce que, lors des interrogatoires, les agents de la sécurité militaire n'avaient cessé de me demander où étaient les documents de Madame S.T…, pensant naïvement que derrière l'Emir Khaled se cacheraient les preuves des évènements de Constantine, et que je chercherais à les emporter à Alger!!! Débilité et incompétence…
Poursuite de la perquisition de mon domicile, je dois tout expliquer...
On sonne à la porte…
Les investigations se poursuivent…Je n'ai pas l'impression qu'ils cherchent quelque chose de précis…Tolstoï, Dostoïevski, Gorki, Gogol, Marx, Lénine, tiens tiens…Soljenitsyne…
On me lance un regard entendu, lourd de signification…Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun, Mohamed Dib, Kateb Yacine, Tahar Ouettar, Malek Bennabi, Salah Fellah… (Ridicule, c'est de la littérature algérienne, non !)
On passe au rayon histoire, des problèmes en perspective avec ces analphabètes culturels…Ibn Khaldoun, Mahfoud Kaddache, Charles André Julien, Hubert Nyssen, Rachid Bourouiba (pauvres mosquées devenues suspectes !), Mounir Bouchenaki (les ruines de Tipaza aussi )… Puis nous sautons à la guerre d'Algérie : Retentissement de
Consultable aussi à la bibliothèque du Congrès des Etats-Unis, mais ça il vaut mieux ne pas le dire :
Incroyable, la sécurité militaire a envoyé des analphabètes culturels pour perquisitionner au domicile d'un archiviste, chercheur, historien ! Ils auraient pu faire l'effort de confier cette tâche à des cadres universitaires, ils en ont bien dans leurs effectifs, à moins que ce ne soit fait exprès… pour manipuler et intoxiquer à leur guise…En tout cas, à la suite de cette mésaventure, je serais tenté de conseiller aux chercheurs du monde entier de brûler tous les livres, et le moindre papier conservé dans leurs domiciles, et de ne garder que la pomme de terre et la tomate, et encore! Même pas la musique, parce qu'on y vient…
On sonne à la porte une fois encore, c'est ma femme qui ouvre… Mes deux frères, qu'elle avait alertés semble-t-il, lancent à la cantonade :
Mes frères s'assoient à mes cotés au salon, pendant que ma mère s'occupe des enfants, les dirigeant vers leur chambre… Elle garde son sang froid en dépit de son âge, 61 ans, ayant déjà vécu l'arrestation de ses frères, et celle de mon père…durant la guerre 1954-1962…
Mon épouse est priée de ne plus s'approcher du téléphone. La perquisition continue… Dans le couloir, on déballe les cartons du débarras, des collections de revues et de journaux, mais surtout mes cours et travaux universitaires, propédeutique lettres, licence histoire géographie, DEA géographie historique, de nombreuses cartes, les conférences des différents séminaires, …tout y passe.
Au salon, catastrophe ! Découverte importante pour la sécurité militaire, une chemise cartonnée contenant des brochures et tracts de différentes organisations clandestines : PRS, ORP, PAGS, MDRA, UNEA-Paris, et même une brochure du Comité des étudiants de la mosquée d'Alger… Tous ces documents datent des années 1960-1970, aussi je ne m'inquiète pas trop. J'aurais pu les détruire en leur temps après lecture, mais par nature je répugne à déchirer des documents. J'assumerai si nécessaire, c'est vieux, et c'était à portée de main, pas vraiment cachés…
Mais pour l'instant, les agents de la sécurité militaire sont convaincus d'avoir fait la découverte du siècle, des primes en perspective ! Tout au long des interrogatoires que je subirai plus tard, je ferai la même constatation : ces gens ne travaillent pas pour l'Algérie, ni pour aucun idéal, ils agissent comme des mercenaires, désireux de plaire à leurs patrons, pourvu qu'ils soient bien payés en retour…Ils sacrifieraient sans état d'âme père et mère pour des récompenses, de préférence sonnantes et trébuchantes, alors ce
Ils se consultent, certains d'avoir rempli leur mission, tout s'accélère…Ils emballent livres, archives, cassettes dans des sacs poubelles sorties d'on ne sait où, et puis ils me poussent vers la porte de mon domicile. Mes frères interviennent :
J'apprendrai plus tard que les agents de la sécurité militaire sont revenus au cours de la soirée pour une deuxième perquisition qui a duré jusqu'à une heure du matin, cela en mon absence et dans l'illégalité la plus totale...La sécurité militaire, comme à son habitude depuis l'assassinat de Abane Ramdane, conduira cette affaire dans la violation quasi permanente des lois et règlements en vigueur en Algérie...
Avant de monter dans le fourgon, je constate que deux agents étaient de faction, dans un deuxième véhicule banalisé, ils ne sont pas montés chez moi. Cette fois-ci, on se sert de ma veste pour me couvrir la tête, je ne verrai pas où l'on me conduit… Le véhicule démarre, destination inconnue, je ne suis pas vraiment inquiet, encore moins paniqué, je fais face à la situation n'ayant rien à me reprocher, en dehors de la possession de quelques vieux tracts… Toute la communauté universitaire lit ce type de documents. En ce qui me concerne, c'est mon pain quotidien en tant qu'archiviste : je gère les archives de la wilaya, dont des tracts et des documents classés subversifs, aussi bien avant qu'après l'indépendance. Aussi, les tracts découverts en mon domicile relèveraient normalement d'une simple observation :"pourquoi garder ces documents chez vous…"; au maximum, je serai quitte avec une contravention de simple police…
Mais, c'était se faire des illusions avec le régime Chadli Bendjedid, prêt à écraser de tout son poids un simple citoyen pour se maintenir au pouvoir, et continuer à jouer au chef d'état en portant un costume croisé, et en rasant sa moustache afin de ressembler un peu plus au cow boy Jeff Chandler…
Je vous vois sursauter sur votre siège de retraité Mr Chadli, mais c'est l'unique moyen pour moi de dénoncer les manœuvres exécutées sous votre régime, et qui vont conduire le simple citoyen que j'étais, et que je suis toujours, au seuil de la condamnation à mort, rien que ça s'il vous plait! Chez moi pendant la perquisition, puis dans leurs locaux lors de ma détention, ils ne cesseront de clamer tout haut qu'ils ne reconnaissent rien, ni personne, sauf le président Chadli Bendjedid. Plus tard, ils s'affranchiront de toute tutelle pour se mettre à leur propre service, faisant et défaisant les chefs d'état, en commençant par vous démettre Mr Chadli (quelle ingratitude !), et en escamotant 6.500 citoyens sans rendre de comptes à personne, du moins ici bas.
Le véhicule finit par arriver quelque part, en tous cas dans le périmètre de Constantine, puisque nous n'avons pas roulé longtemps. On me fait descendre, puis on me fait marcher (au sens propre et au sens figuré comme je le constaterai plus tard...), la veste toujours sur la tête. Des escaliers à monter, d'autres à descendre, puis à monter et à descendre encore, s'agirait-il des mêmes ? Que de cinéma ! Nos pas résonnent dans un couloir semble-t-il, l'heure d'une éventuelle torture ?
Non, on me découvre la tête, je suis devant un bureau tout ce qu'il y a de plus administratif, face à quelqu'un habillé en civil, qui ressemble bel et bien à un fonctionnaire chargé d'un travail administratif, et non d'infliger des tortures.
Il vérifie le contenu de mes poches, compte l'argent et me demande de confirmer la somme, 700 dinars pour mes dépenses à Alger, n'ayant laissé que 200 dinars à mon épouse, et rien au CCP... Il me demande de signer un registre, puis je suis conduit de l'autre coté du couloir, des cellules !
Un sous officier en uniforme réglementaire, m'accueille d'un ton assez aimable, et me présente la cellule où je suis affecté, et ce qui s'y trouve : deux mètres carrés à peine, un lit de camp, un uniforme marron de prisonnier et une couverture militaire de couleur verte sous cellophane, jamais utilisés c'est garanti, mais ça me fait une belle jambe au point où j'en suis ! Il m'invite à enlever mes vêtements "civils" et à mettre mon nouvel uniforme.
Je m'exécute en souriant quelque peu...Il me regarde, intrigué de voir un prisonnier sourire au moment où on va l'enfermer ! J'explique :
Ce sous officier sera mon deuxième soutien psychologique, il ira même plus loin que le simple soutien... Avant de refermer la cellule, il me demande :
J'hésite quelques instants, quoi répondre ? J'avais décidé de cesser de fumer depuis à peine une semaine. Si je devais m'y remettre, c'est l'occasion où jamais, et le prétexte est tout trouvé : arrestation, perquisition, détention...
Me voilà enfermé pour de bon dans une cellule de la sécurité militaire, incroyable ! Je ne m'y attendais pas du tout, peu intéressé par le jeu politique, et tout absorbé par le nouveau Centre des archives nationales de Birkhadem - dont je devais être le futur directeur : réunion hebdomadaire de chantier, cahier des charges pour l'équipement, préparatifs de l'ouverture en 1987, projet d'organigramme, de budget, séminaires,... Dans le même temps, je devais continuer à faire fonctionner le centre des archives de Constantine... Je regarde dans le détail l'endroit où je me trouve, une petite cellule, à peine suffisante pour y installer un lit, une porte métallique avec une minuscule ouverture pour permettre aux gardiens de jeter un coup d'œil, et au dessus une lampe nue allumée 24 heures sur 24 qui deviendra rapidement mon cauchemar, empêchant toute velléité de sommeil... Et l'aération ? Le petit regard aménagé sur la porte ne pourrait assumer cette fonction, je risque l'étouffement ! En fait, en m'allongeant sur la couche, je découvre au dessus de ma tête une sorte de conduit, de la taille d'un tuyau de chauffage, sauf qu'il est vide, et je ressens un léger, très léger courant d'air. C'est déjà ça ! Je replonge dans le passé…..
Communiqué :
Bonjour à tous,
L’affaire du « Dollargate » constitue la quatrième partie d’un projet de livre :
« Utopia, le cauchemar de Thomas More »
Ce livre a fini par trouver éditeur : il sortira à Paris dans deux mois. Aussi, je me vois contraint d’interrompre la diffusion de ce récit afin de respecter les droits de l’éditeur. Je tiens tout de même à vous faire lire l’épisode 14 qui vous permettra de faire connaissance avec les descendants des «Barons voleurs » qui ont pour mission de mettre à genoux l’économie mondiale. La suite à lire avec la sortie de mon prochain livre.
Le Dollargate (14)
La Maison Blanche, Bureau ovale, quelques jours après.
Le président réunit dans son bureau les deux hommes en qui il a totalement confiance, et qui lui sont entièrement dévoués, prêts à toutes les entourloupettes imaginées par le cerveau malade de leur patron : Bob Haldeman III et John Daniel Ehrlichman III, dignes petits fils de leurs grands pères.
- Alors Dany III, et cette putain de liste, tu l’as ?
- Oui, Mr. le président, un moment s’il vous plait, je vais la faxer sur votre téléphone personnel…
- Oh merde alors ! Comment ça, tu dois retourner dans ton bureau pour me la faxer ? Tu aurais pu venir directement avec la liste imprimée, non ? Tu nous faites perdre du temps là !
- En fait, Mr. le président, je n’ai pas imprimé cette liste, je l’ai gardée secrète sur un site Internet personnel entièrement cryptographié avec la dernière technologie.
- Oh là là ! Toi et tes technologies, tu commences à me les gonfler, hein, je veux la liste sans entrer dans les détails techniques, tu veux ma mort ou quoi ?
- Voilà Mr. le président…
John Daniel Ehrlichman III manipule rapidement son portable, entre dans son mail secret, choisit le courrier reçu de son téléphone encore plus secret, joue avec quelques touches, et aussitôt le fax du président grésille et éjecte la liste attendue. Le président s’avoue vaincu devant tant de prouesses technologiques, lui qui a déjà du mal à s’en sortir avec ses mails quotidiens, et leurs maudits documents attachés qui le narguent refusant de s’ouvrir avant d’être enregistrés !
Dany III se charge de présenter la liste des « spécialistes plombiers » à son président, en présence du secrétaire général de
Le président Richard Nixon III s’exclame, tout heureux de pouvoir exposer enfin ses maigres connaissances à l’assistance :
- Ah, mais il me semble avoir déjà entendu parler de ces lascars !
- En fait Mr. le président, vous avez entendu parler de leurs grands parents, et si vous permettez, rappelons le C.V. de chacun de ces illustres ascendants surnommés injustement à leur époque « Les Barons voleurs ». (28)
- C’est vrai, cette putain de nation ingrate ne fait qu’insulter ses dignes fils, à commencer par mon glorieux grand père. Je t’écoute.
A tout seigneur tout honneur, la liste commence par le grand père de « George Soros III », l’homme qui a déjà été choisi pour diriger cette équipe à raison de ses compétences en malversations financières internationales, de sa connaissance approfondie des arcanes des marchés de change internationaux, et le must son absence totale de scrupules.
George Soros
Soros Fund Management
Rémunération en 2007 : 2,9 milliards de dollars
Célèbre pour avoir été celui « qui a mis à terre
James Simons
Renaissance Technologies
Rémunération en 2007 : 2,9 milliards de dollars
A 70 ans, le directeur de fonds spéculatif le plus cher du monde, charge 5% par an à ses clients, plus un pourcentage monstrueux de 44% sur les retours sur investissement au-delà d’un certain seuil. Son fonds fait tourner des programmes "black box" [boite noire] qui récoltent des profits minuscules sur des millions d’opérations boursières automatisées.
John A. Paulson
Hedge fund Paulson basé à
Devenu célèbre, et richissime, avec l’éclatement de la bulle de l’immobilier, le financier américain serait derrière les attaques lancées contre
En 2006, John A. Paulson réunissait un fonds spéculatif de 150 millions de dollars exclusivement basé sur ce pari. Une fois la panique générale arrivée, lorsque le prix des célèbres «credit default swaps», ces garanties destinées à couvrir les risques liés au «subprime», a explosé, on s’est rendu compte que c’est Paulson qui les détenait. Tandis que tout le reste s’écroulait, son hedge fund a vite atteint des sommets, finissant par valoir quelque 28 milliards de dollars. A lui seul, John Paulson a empoché personnellement quelque 3,7 milliards de dollars. En 2009, le magazine Forbes le classait au 33e rang des plus grandes fortunes américaines. Cette manière de courir à contre-courant a valu à Paulson l’admiration de ses pairs, au premier rang desquels, dit-on, George Soros, cet autre spéculateur auquel il est maintenant souvent comparé.
Philip Falcone
Harbinger Capital Partners
Rémunération en 2007 : 1,7 milliards de dollars
Cet homme de 47 ans a fait sa fortune en échangeant des obligations pourries dans les années 80. Sa firme a été fondée en 2001 et il a fait fortune l’année dernière en pariant contre les obligations hypothécaires subprime. Ses deux fonds ont réalisé en 2007 d’obèses retours sur investissement, respectivement de 114 et 176%.
Kenneth Griffin
Citadel Investment Group
Rémunération de l’année dernière : 1,5 milliards de dollars
L’année dernière, on a cru que ce tout juste quadragénaire aurait pu devenir l’un des plus gros joueurs mondiaux de la finance après avoir acheté un si grand nombre de fonds, de banques et de courtiers dans la détresse. A présent, il lutte pour sauver son propre fonds qui a fondu cette année de 35%.
L’une des techniques favorites des fonds spéculatifs était la pratique de la vente à découvert : Elle consiste à vendre au règlement mensuel une action que l’on ne possède pas et de la racheter lorsqu’elle a atteint un cours plus bas. Sur ce marché, où son cotées les plus grosses entreprises, il n’est pas nécessaire de livrer les actions ou d’en prendre possession. En fin du mois, on fait les comptes et les spéculateurs empochent leurs bénéfices ou règlent leurs pertes. En cas de pertes il est possible de demander un "report", moyennant un modique pourcentage sur les sommes en jeu. Grâce à cette technique, les fonds spéculatifs peuvent vendre en masse sur le marché des actions (qu’ils ne possèdent pas) et créer ainsi des paniques sur tel ou tel titre. C’est ainsi qu’au prétexte de jouer le rôle d’arbitre ("arbitragist"), ces fonds parviennent parfois à massacrer certaines actions, à tel point que la capitalisation boursière d’une société peut se retrouver en dessous de ses fonds propres. Une fois l’objectif atteint, les fonds rachètent en masse les titres bradés par les petits porteurs paniqués, faisant ainsi remonter les cours et empochant d’énormes bénéfices. Parfois, ils prennent le contrôle de l’entreprise. Une fois ce deuxième objectif atteint, l’entreprise peut être démembrée en se débarrassant de ses départements ou filiales les moins rentables et des plans de réduction d’effectifs sont exigés pour maximiser les profits. Voilà comment on plonge des régions entières dans le chômage en les excluant de l’activité économique et comment l’on plume les petits porteurs. (29)
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Le Dollargate (13)
- Ah ça non, pour un maximum de précautions je préfère que nous prenions notre repas ici, dans la chambre, même si je ne dispose pas de living room comme dans une « Central Park Suite ». D’après la publicité de l’hôtel « In-Room Dining is available 24 hours a day, simply call extension 5115 from your room ». Alors, si vous ne voyez pas d’inconvénient, je propose une Modern American cuisine. A moins que vous ne préfériez un repas à la française?
- Non, non, aucun problème, je vous suis pour manger américain, surtout que nous allons parler des intérêts nationaux américains, non !
- Justement, alors voyons voir ce que propose Kerry Hefferman, un fameux executive chef vous savez.
- Je vous fais confiance pour le choix du menu, il faut surtout insister sur la rapidité du service, j’ai vraiment la fringale.
- Alors, pour accompagner l’apéritif, je propose des « crab croquettes », puis nous commencerons par une « mushroom soup celery root », et comme entrée un plat de « poached lobster on greens avocado », puis un bon plat de résistance pour calmer définitivement votre fringale avec une « chicken roulade pearl onions, white bean purée », enfin comme dessert une délicieuse « passionfruit meringue tart ». Comme vin pour accompagner ce fameux repas, faisons confiance au chef, il est toujours de bon conseil. Cela vous convient-il comme menu ?
- Excellent, mais commandez vite s’il vous plait.
- Parfait, parfait, allons-y, vous ne serez pas déçu, tous les produits sont frais et certifiés « from the farmers, fishermen, and ranchers ». Appelons vite le 5115, et commençons le travail.
Une heure après, le repas vraiment succulent avalé avec gourmandise, les deux hommes quelque peu étourdis par le vin proposé par le chef, un SAUTERNES 1985, CHÂTEAU GILETTE, savourent un espresso accompagné d’un verre de cognac Courvoisier. Pas de cigares, les deux hommes sont non-fumeurs, et de toute façon la chambre est classée No smoking.
- Alors mon cher « Gorge profonde II », si vous permettez que je vous appelle ainsi afin de préserver votre anonymat, comment avez-vous pu obtenir toutes les informations que vous venez de me révéler ? Par notre bon ami George Shultz III je suppose, un homme réputé intègre, ce qui est rare de nos jours, surtout à
- Effectivement, j’avais d’abord été alerté par le secrétaire au Trésor, un honnête homme comme vous dites. Et c’est lui qui m’avait avoué qu’il trouvait bizarre certaines demandes de renseignements financiers émanant de « Tricky Dick III », tout un chacun sachant que notre infâme président n’est pas du tout porté sur les chiffres. De toute façon George Shultz III vient d’être débarqué de son poste au Trésor, il va être nommé secrétaire d’Etat pour préparer à ce qu’il lui semble une couverture diplomatique pour camoufler la magouille qui se prépare au sujet du dollar.
- Si j’ai bien compris, toute cette affaire tourne autour du dollar, notre monnaie nationale, et aussi la monnaie internationale préférentielle. Nous serions face donc à une nouvelle affaire que nous pourrions nommer le « Dollargate ».
- Absolument.
- Si George Shultz III quitte son poste au Trésor, comment allez-vous suivre cette affaire ?
- En fait, il y a une autre source d’informations grâce à laquelle j’ai pu vous communiquer les détails que ne connaissait pas George Shultz III.
- Peut-on savoir de qui il s’agit, étant bien entendu que cette personne sera couverte aussi par l’anonymat.
- Justement, alors appelons-là « Gorge profonde III » si vous voulez, je ne peux pour l’instant vous révéler son identité, s’agissant d’une source exerçant au sein même de
- Ok, respectons l’anonymat de votre informateur privilégié. Pour l’instant tout ce dont nous disposons pour enclencher une enquête tourne autour des tableaux financiers demandés par le président, ainsi que son intention de former une « équipe de plombiers spécialisés en magouilles financières internationales ». Mais aucune information exacte sur le « travail » qui va être confié à cette équipe ?
- En effet, aucune information pour l’instant, même les plus proches collaborateurs du président dans cette magouille n’ont aucune idée de ce qui se prépare. Nous en saurons plus lorsque la liste des « experts », tu parles, sera communiquée à « Tricky Dick III ». Nous resterons en contact pour le suivi de cette affaire. Vous savez que j’ai hérité de mon grand père un dégoût mortel pour toutes les affaires scabreuses, surtout si elles ont pour origine
- Ok, mais comment garder le contact, je ne peux quand même pas me déplacer à chaque fois à New York, ni vous d’ailleurs, vues vos fonctions à
- Ne vous en faites pas, je saurais vous contacter le moment venu à Washington, ou aux alentours, dans le Maryland par exemple.
- Très bien, j’attendrai de vos nouvelles, mon sentiment est que vous et moi avons le même souci : protéger notre pays des turbulences dues aux magouilles tramées par nos dirigeants, celles de nos ennemis extérieurs suffisent largement sans en créer d’autres nous-mêmes.
Le Dollargate (12)
Le lendemain, Bob Woodward III se rend au « Jumeirah Essex House » pour son rendez vous. Il est très en avance, aussi préfère-t-il se rendre à pied du siège de son journal situé à West 57th Street vers l’hôtel se trouvant au niveau de West 58th Street. Il remonte la 8ème avenue, débouche sur la 58ème rue, bifurque à droite et remonte la rue jusqu’à Broadway Avenue, continue son parcours vers la 7ème avenue. Au carrefour, il traverse à gauche et le voilà tout près de l’hôtel. Une fois arrivé, il évite la réception, discrétion oblige, et prend directement un ascenseur pour le 35ème étage où son informateur a loué pour 429 dollars une modeste chambre de 26 mètres carrées style « Central Park Queen », mais qui offre selon ses renseignements une vue superbe sur Central Parc, télescope en prime. L’hôtel compte bien 501 chambres luxueuses de différentes catégories, ainsi que 40 suites, mais apparemment les ressources financières de « Gorge profonde II » semblent limitées. (26)
Bob Woodward III est quelque peu surpris en découvrant l’homme qui vient de lui ouvrir la porte de la chambre :
- Bienvenue mon cher ami Bobby III, permettez-moi de vous appeler ainsi même si nous n’avons pas eu le plaisir de faire connaissance auparavant.
- C’est vrai, nous ne nous sommes jamais rencontrés, mais je vous ai déjà vu à la télé donnant parfois des conférences de presse. Vous êtes bien W. Mark Felt III, petit fils de W. Mark Felt, directeur adjoint du FBI à l’époque de Nixon ?
- Tout à fait exact, et j’occupe en ce qui me concerne les fonctions d’adjoint au chef du Secret Service en mission permanente à
- Enchanté donc, et je suppose pour entrer dans le vif du sujet que vous devez avoir des raisons impérieuses de me contacter.
- Exact, j’ai des informations importantes à vous révéler, en liaison avec la situation financière de notre pays. Vous n’êtes pas sans ignorer non plus que le Secret Service a pour mission aussi de lutter contre la fausse monnaie et la fraude financière. (27)
- C’est vrai, mais dites-moi, vues vos fonctions officielles à
- Non pas du tout, la sécurité de ce bâtard de président, qui ne vaut pas mieux que son grand père, n’est nullement en cause. Il s’agit de magouilles financières qui se trament à
- Oh là là, cette affaire risque de nous entraîner très loin si elle a des ramifications internationales.
- Tout à fait, mais avant d’aller plus loin, il vaut mieux commander quelque chose pour notre déjeuner.
- Avec plaisir, je viens de faire une belle trotte à pied depuis la 57ème rue, et j’ai vraiment « l’estomac dans les talons » comme disent les Français ! Mais je pensais qu’on pourrait s’attabler dans l’un des restaurants de l’hôtel, non ?
(26) «Built in 1931, the Essex House is a well-known feature of
http://www.jumeirah.com/en/Hotels-and-Resorts/Destinations/New-York/Jumeirah-Essex-House/
(27) http://fr.wikipedia.org/wiki/United_States_Secret_Service
Le Dollargate (11)
- En constituant une équipe de la même spécialité : la spéculation financière au niveau international, pas au niveau du Bengladesh comme dirait l’autre. Nous voulons sélectionner avec ton aide ce qu’il y a de plus solide, de plus compétent, et de plus discret dans ce genre de business. D’accord ?
- Aucun problème.
- Nous voulons des spécialistes qui soient de nationalité américaine de préférence, un brin de fierté nationaliste ajoutera un plus à notre entreprise.
- Des américains spécialement, ok, ok, mais il y aura peut-être un problème à régler auparavant.
- Lequel ? Nous écraserons tous les problèmes, tu comprends, ou on est président des Etats-Unis d’Amérique, ou on ne l’est pas. Alors de quoi s’agit-il ?
- Certains des spécialistes que j’ai en vue pour constituer notre équipe sont actuellement, comment dire, indisponibles. Tu parles d’un euphémisme : En fait, ils sont en prison !
- C’est tout ? Mais tu peux d’ores et déjà les considérer comme libres, nous les ferons libérer à titre provisoire pour cette mission au titre de la raison d’état. Comme c’est commode d’utiliser ce genre d’arguments pour organiser des coups fourrés. D’autres présidents avaient bien invoqué la raison d’état pour commanditer des coups d’état et des assassinats en Amérique latine et ailleurs.
- Très bien, je reprendrai contact avec toi pour te communiquer la liste des « spécialistes », tu parles, en t’indiquant ceux qu’il faudra extirper des prisons.
- Entendu, mais il n’est pas nécessaire de se revoir pour la liste des « spécialistes », tu parles. Tu te contenteras de me la communiquer. Je te préciserai leur mission plus tard.
- Mais comment te faire parvenir cette liste si on ne se revoit pas ?
- C’est simple, tu me l’envoies par fax.
- Quoi ? Ne me dis pas sur le fax de
- Il n’est est pas question. Voilà un numéro privé sur lequel tu pourras m’envoyer la liste et toute autre information nécessaire.
- Celui de ton domicile peut-être ?
- T’occupe pas comme dirait l’autre (notre cher président). C’est un numéro sûr, un point c’est tout.
En fait de « numéro privé », il s’agit d’un cabinet particulier mis en place par John Daniel Ehrlichman III pour gérer ses affaires scabreuses, les unes pour le compte de
Le Dollargate (10)
Son déjeuner avalé goulûment, John Daniel Ehrlichman III préfère prendre un taxi plutôt que de mobiliser le parc présidentiel à New York. Le taxieur est un nigérian bavard et sans papiers, comme le sont beaucoup de chauffeurs à New York.
Le même jour à la même heure, 6:00 du matin, mais cette fois-ci au Reagan National Airport de Washington, le journaliste vedette bien connu du Washington Post, Bob Woodward III digne petit fils de son grand père Bob Woodward I (20), prend le vol 3811 de la compagnie American Airways à destination de New York-JFK, n’ayant aucune raison de se cacher lui. A l’arrivée, il se rend directement au siège New Yorkais de son journal The Washington Post, situé 251 W 57th St, pas loin de Central Park et de son lieu de rendez vous le lendemain, le « Jumeirah Essex House », un luxueux cinq étoiles faisant partie du prestigieux groupe « Jumeirah’s luxury Hotels & Resorts qui a son siège à Jumeirah près de Dubai, d’où il dirige des hôtels et des restaurants de classe internationale, dont le Burj Al Arab- The world’s most luxurious hotel, et d’autres places tout aussi luxueuses à Dubai, Londres et New York ».
Wall Street : « Wall Street est le nom d'une rue située dans le sud duborough de Manhattan à New York (États-Unis). Wall Street part à l'est deBroadway en direction de l'East River jusqu’à South Street ; elle traverse une partie du Financial District, un quartier d'affaires. Au XVIIe siècle, elle formait la limite nord de la colonie de Nouvelle-Amsterdam appartenant auxNéerlandais. Ceux-ci y avaient construit un mur fait de rondins de bois et de terre, pour se protéger des indiens Lenape et des colons britanniques. Le mur ne fut jamais mis à l'épreuve des batailles mais fut démoli par les Anglais en 1699. Avec le temps, Wall Street a fini par désigner l’ensemble du quartier ainsi que la plus importante bourse du monde, le New York Stock Exchange (NYSE). Par métonymie, l’expression renvoie aujourd’hui au monde de la finance new-yorkaise. » (21)
C’est dans un bar réputé, le Bar Seven Five at the Andaz Hotel (22), situé en plein cœur de Wall Street, que John Daniel Ehrlichman III a donné rendez-vous à son contact pour dresser la liste des « experts » en magouilles financières internationales. Le bar se trouve dans une position stratégique à proximité de Downtown, Financial District (Wall Street), et Financial District. Il offre à ses clients des encas pour accompagner les quantités d’alcool que consomment avec frénésie les traders qui écument le quartier, histoire de se décompresser après une journée stressante passée à fourguer des actions pourries aux naïfs à la recherche de poules d’or, tout en essayant de convertir les gains en actions rentables et sûres susceptibles de satisfaire leur clientèle régulière mais insatiable, et de piocher en passant des commissions substantielles. Il faut bien se sucrer non, d’ailleurs un proverbe arabe recommande bien au croyant de commencer par se servir lui-même !
- Voyons cher ami George Soros III (23) ce que propose le bar comme menu accompagnant les whiskys triple doses, et les gins au citron : « Cheese, olives and charcuterie pair well with potent drinks ». Parfait, commençons notre réunion.
- Ah, tu consommes l’alcool de bon matin ? Ok pour moi mon cher Dany III, mais c’est moi qui paie les consommations, hein !
- Alors Georgy III, tu veux déjà me corrompre avec ces amuses gueules ?
- Je t’en prie, relaxe-toi, c’est une façon de te taquiner pas plus, et je sais à ton air empressé que tu vas me proposer de belles affaires. De vraies affaires, parce que moi comme tu le sais, que dis-je comme toute la planète le sait, je ne traite qu’à coup de milliards de dollars en devises fortes, pas avec l’argent du Bengladesh ! (24)
- Et bien rassure-toi, il ne sera question que de milliards de dollars et de tonnes d’or en plus !
- De l’or ? J’aime bien traiter ce genre d’affaires avec la Maison Blanche. Alors, en quoi puis-je vous apporter mon aide ?
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(20) Premier quotidien à paraître sept jours sur sept (en 1880), le Post a toujours su évoluer pour devenir l'un des journaux mondiaux les plus influents. En 1971, sa rédaction publie des extraits des « Pentagon Papers », qui dévoilent les mensonges du gouvernement sur la guerre du Viêt Nam. En 1972, deux journalistes du Post, Bob Woodward et Carl Bernstein, révèlent le scandale du Watergate qui conduit le président Richard Nixon à la démission.
http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Washington_Post
(21) http://fr.wikipedia.org/wiki/Wall_Street
(22) http://newyork.citysearch.com/profile/603511352/new_york_ny/bar_seven_five_at_the_andaz_hotel.html
(23) Né à Budapest en Hongrie en 1930, George Soros est un spéculateur milliardaire qui se rendit célèbre grâce à ses opérations de spéculation sur le marché des changes.
http://www.trader-forex.fr/bible-forex-george-soros
(24) Lors d’un procès pour corruption qui a eu lieu à Constantine à la fin des années 1970, le rabatteur mis en cause avait précisé que son commanditaire, un responsable de l’administration locale, ne voulait pas « d’argent du Bengladesh », c'est-à-dire des dinars algériens, mais qu’il n’acceptait que des francs français en guise de commissions. (Presse locale de l’époque)
Le Dollargate (9)
- Parce que certains pays continuent à nous faire confiance en laissant leur or en dépôt, surtout au niveau de la Fed.
- Pourquoi la Fed serait-elle plus crédible que Fort Knox ?
- Tout simplement parce que la Fed. « est indépendante des institutions politiques, et c’est elle qui décide de manière définitive de la politique monétaire américaine ». (16)
- Mon cul oui !
- Sauf votre respect Mr. le président…
- Ne vous occupez pas de mon respect, ni du votre d’ailleurs, nos dollars et notre or appartiennent aux autres si j’ai bien compris ?
- En quelque sorte oui, pour ce qui est des dollars cela tient à notre politique inflationniste qui nous a amenés à acheter de l’extérieur tout ce dont nous avions besoin en payant en dollars imprimés sans que ces dollars en surplus ne correspondent à une vraie création de richesses. Résultat, nous faisons supporter notre déficit aux pays du monde entier qui détiennent la plus grande masse de leurs réserves de change en dollars.
- Cela vous dérange ou quoi ? Bien fait pour leur gueule !
- Le problème n’est pas là.
- Il est où alors selon vous (tête de con).
- Pardon ?
- T’occupe pas. Où est le problème ?
- Le problème se situe au niveau de la dette publique de notre pays qui a dépassé les 14.000 milliards de dollars (17), alors que notre PIB se situe a peine au dessus, soit 14.500 milliards de dollars (18), et ce sont nos créanciers asiatiques, européens et arabes qui supportent notre dette publique. (19)
- C’est parfait tout ça, je vais régler toutes nos dettes à ces pays, qu’ils arrêtent de pleurnicher et vous avec.
- Ah bon, comment allons-nous payer nos dettes, alors que nous n’avons plus de ressources ?
- T’occupe pas j’ai dit. Je vais vous décharger de vos fonctions compliquées de « secrétaire au Trésor », tu parles, et je vais vous nommer secrétaire d’Etat, voilà un poste plus convenable pour vos compétences, et à la hauteur des scrupules qui vous honorent.
- Merci bien de votre confiance Mr. le président. Quelle sera ma mission principale à ce poste ?
- Hé bein, de rassurer nos alliés et amis asiatiques, européens et arabes, de leur affirmer que notre principal souci sera de les rembourser rubis sur ongle, dans les plus brefs délais, et surtout en faisant confiance à notre belle monnaie nationale et internationale, le dollar, appelé à un bel avenir…tu parles. Alors, commencez d’ores et déjà à élaborer votre stratégie pour mettre tout ce beau monde en confiance, et leur confirmer qu’ils vont bientôt recevoir de beaux dollars en guise de dédommagement… (Ils recevront des clous, oui !).
- Pardon Mr. le président, je n’ai pas saisi la dernière partie de votre phrase, j’ai cru entendre le mot « clou » ?
- Ah oui, peut-être qu’il s’agit de clous qui manquent à mes chaussures. Bon ça suffit comme ça. Attendez voir, avant de partir, c’est quoi ce putain de pays classé à la dixième place avec plus de 200 milliards de réserves de change en dollars, « l’Algiré » ou je sais pas trop quoi. C’est un pays asiatique émergent comme parlent les trous du cul de Harvard et Princeton, hé je ne vous vise pas là. Vous savez moi et la géographie hein !
- Il s’agit de l’Algérie, un pays arabe situé en Afrique du nord, disposant d’énormes ressources en pétrole et gaz, mais ne vous inquiétez pas, tout leur argent est mis en dépôt dans nos banques à faible taux d’intérêt. En fait, les dirigeants de ce pays, où règne la corruption, espèrent bien se partager ce magot au cas où ils seraient obligés de quitter précipitamment leurs postes.
- Ah bon ! Alors ceux-là peuvent être assurés qu’ils recevront des clous, oui. Le moment venu, si une révolution quelconque éclatait dans leur pays, nous procèderons à la saisie de tout ce magot. Il sera plus utile pour les Etats-Unis que pour ces Etats barbaresques. Au travail !
Le lendemain, John Daniel Ehrlichman III conseiller pour les Affaires Intérieures de Nixon III, et exécuteur des basses œuvres de son président, se rend discrètement à Dulles International Airport d’où il prend la première navette sur New York-La Guardia, à 6:00 du matin, espérant passer inaperçu sur le vol 4232 de la compagnie US Airways Express. A son arrivée à l’aéroport La Guardia une heure après, il s’installe dans une cafeteria pour prendre un bon breakfast ayant repoussé l’insipide plateau servi à bord de l’avion. Il prend tout son temps, le rendez vous avec son contact à Wall Street étant fixé à 11:00 am.
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(16) La Réserve fédérale (Federal Reserve System), appelée souvent Federal Reserve ou, plus court encore, Fed, est la banque centrale des États-Unis. Elle a été créée le 23 décembre 1913 par le Federal Reserve Act dit aussi Owen-Glass Act.
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_f%C3%A9d%C3%A9rale_des_%C3%89tats-Unis
(17) La dette publique des Etats-Unis a atteint un record historique (fin 2010) en dépassant la barre des 14.000 milliards de dollars, ont annoncé dimanche les agences américaines.
http://fr.rian.ru/economic_news/20110116/188351518.html
(18) Au deuxième trimestre 2010, le PIB des USA a atteint 14 597,7 Md$.
http://www.gecodia.fr/Croissance-du-PIB-aux-Etats-Unis-Au-T2-2010-croissance-molle_a231.html
(19) La dette publique des Etats Unis est supportée par des créanciers principalement japonais, chinois, européens et arabes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_des_%C3%89tats-Unis#Endettement
Le Dollargate (8)
Le secrétaire au trésor, George Shultz III, présente au président des Etats-Unis d’Amérique les chiffres demandés.
- Voilà Mr. le président :
Tableau des réserves de change mondiales des dix premiers pays (12) :
|
Rang |
Pays |
milliards de $ |
||
|
1 |
1 842 713 |
|||
|
2 |
1 030 600 |
|||
|
— |
569 213 |
|||
|
3 |
435 400 |
|||
|
4 |
313 354 |
|||
|
5 |
286 860 |
|||
|
6 |
264 300 |
|||
|
7 |
207 539 |
|||
|
8 |
168 802 |
|||
|
9 |
160 700 |
|||
|
10 |
149 +88 milliards dans les Fonds de régulation |
|||
|
Monde (somme de tous les pays) = $7 520 566 |
||||
|
Rang |
Pays |
Or (tonnes) |
|
|
1 |
8 133,5 |
||
|
2 |
3 406,8 |
||
|
3 |
3 005,3 |
||
|
4 |
2 451,8 |
||
|
5 |
2 435,4 |
||
|
6 |
1 054,1 |
||
|
7 |
1 040,1 |
||
|
8 |
775,2 |
||
|
9 |
765,2 |
||
|
10 |
612,5 |
||
|
11 |
557,7 |
||
|
12 |
501,4 |
||
|
13 |
423,6 |
||
|
Monde |
30 562,5 |
||
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(12+13) Il s’agit en fait des chiffres de 2009-2010 :
http://www.fondssouverains.com/article-31449623.html
Le président se sent mal à l’aise devant ces tableaux compliqués et cet alignement de chiffres à interpréter, lui qui se sent plus dans son élément en politique sournoise qu’en mathématiques merdiques !
- Bordel de merde, c’est quoi ces putains de tableaux, vous voulez ma mort ou quoi ?
- Mais Mr. le président, vous m’aviez bien demandé, je vous cite : « les réserves de change en dollars conservées dans les banques centrales à travers le monde, puis l’inventaire des stocks d’or détenus par ces mêmes banques centrales ».
- Oui, mais moi je n’ai pas demandé de formules mathématiques, et des chiffres à la mort-moi la queuleuleu avec tous ces pays alignés me narguant avec leur putains de richesses !
- Que vous faut-il Mr. le président pour simplifier les choses ?
- Tout simplement la masse de dollars qui circule hors des Etats-Unis, et le total de stock d’or détenu hors de notre pays, c’est aussi simple que cela. Ayez pitié de mon pauvre cerveau, je ne suis pas passé par Harvard et Princeton moi. Parlez-moi tomates et oignons, je comprends mieux. (14)
- Bon voilà Mr. le président pour faire simple : 80% des dollars sont conservés dans les banques centrales étrangères, nous sommes mal classés à vrai dire, à la 21ème place…
- (Je le sais déjà mon couillon)
- Pardon Mr. le président, j’ai mal entendu ?
- Continuez, et ne chercher pas à entendre ce que je murmure parfois…
- Bon, pour ce qui est de l’or, nous sommes mieux nantis puisque nous sommes classés à la première place : 27% des stocks d’or sont conservés ici, aux Etats-Unis, en partie à Fort Knox (15), soit 4.000 tonnes, le reste à
- Ah, c’est bien ça !
- En fait, cet or ne nous appartient pas en totalité.
- Pourquoi ça ?
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(14) En Algérie, durant les années 1970, le ministre de l’éducation embarrassé par les statistiques qu’on lui présentait où il était question de « courbe de gauss, d’hyperbole, et de z-score » avait invité fermement ses collaborateurs à traduire leurs tableaux en langage accessible, citant les tomates et les pommes de terre, produits agricoles frappés de pénurie à l’époque !
(15) Fort Knox est surtout connu dans le public grâce au U.S. Gold Depository du Département du Trésor des États-Unis qui abrite la réserve d'or des États-Unis depuis 1937, autrefois la plus importante du monde- mais d'une importance maintenant inférieure à celle de la réserve fédérale de New York..
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_Knox
Le Dollargate (7)
Je dois reconnaître que cet enfoiré a fini par me suggérer des idées lumineuses pour sauver notre monnaie, en épongeant nos dettes, et en réalisant des bénéfices de surcroît ! Comme son compatriote de Karl Marx, un autre farfelu dont les idées avaient abouti à recréer une société à deux classes en Russie, les Apparatchiks d’un coté et le peuple de l’autre, alors que lui proposait le contraire : fondre toute la société en une seule classe. Hé mon con de communiste, tu n’avais pas intégré dans ton torchon intitulé « la capitale ou le capitole » je ne sais plus, le coté vicieux des hommes qui ne rêvent que de se baiser les uns les autres.
Il est temps de passer à l’action. Hé George Shultz III de mes deux, tu viens avec tes saloperies de chiffres oui ou non ! Ce n’est pas d’un diplômé de Harvard et de Princeton dont j’ai besoin moi pour gérer nos finances, mais d’une tenancière de maison close, vieille prostituée qui en a vu et surtout fait d’autres, prête à frapper tous les coups fourrés sans me poser de questions.
Le président prend le téléphone:
- Hé Bob III (10), viens vite avant que je ne perde le fil de mes pensées, tu sais que mon pauvre cerveau a souffert ce matin.
- Oui Mr. le président, à votre service.
- Relax relax, mon cher Bob III. Sers-nous d’abord des triples scotchs, celui qui m’avait été offert par le Duc de mes deux…
- En effet, c’est un bon whisky, le Duc d’Edinburgh connaît bien nos habitudes.
- C’est ça, et pour le remercier lui et sa …, j’ai préparé un beau cadeau qui va ébranler leur satané pound qui ne veut pas mourir, plus fier que les Anglais avec leur monnaie, tu meurs.
- Quel cadeau Mr. le président ? Peut-être puis-je contacter l’ambassadeur du Royaume Uni pour lui demander ce qui plairait à la Reine d’Angleterre.
- Te fatigue pas, ces lords et tutti quanti ne sont plus de notre temps. J’ai déjà choisi mon cadeau, et contente-toi de suivre à la lettre mes instructions.
- Bien Mr. le président.
- Appelle notre ami John Daniel Ehrlichman III (11), et préparez-moi une liste d’experts en transactions financières pour une opération internationale.
- Ah, je pense que l’on pourrait déjà y inclure George Shultz III le secrétaire au Trésor, et notre bon ami Henri Kissinger III fin connaisseur des relations internationales comme son défunt grand père.
- Et pourquoi pas le Pape Jean Paul III pendant que tu y es ?
- Enfin, je croyais…
- Il nous faut une équipe spéciale, experte dans les entourloupettes financières. Si je t’ai demandé de contacter John Daniel Ehrlichman III pour dresser la liste de ces experts, c’est bien parce que c’est lui qui entretient des contacts avec les milieux de la pègre et des coups tordus. Tu lui diras simplement de chercher dans sa liste de maquereaux et de proxénètes, des « plombiers » experts en magouilles financières, de vrais professionnels, pas des minables comme ceux qui avaient coulé mon grand père. Nous pouvons lui faire confiance à Dany III, ce digne rejeton de son grand père qui n’a rien avoué, et qui a écopé de 18 mois de prison pour protéger mon propre grand père Nixon I. Voilà la fidélité !
Entre-temps, le secrétaire au trésor arrive…enfin !
- Mes excuses Mr. le président pour avoir tardé quelque peu, je voulais vous présenter des informations à jour, les plus précises possibles, sachant que la finance internationale est instable par définition, et très nerveuse ces jours-ci après cette arnaque qui a coûté 100 milliards de dollars aux banques centrales du monde entier.
- Ok, ok, nous allons voir tout ça. Bon tu peux disposer Bob III, et je te rappelle qu’il nous faut de vrais professionnels, purs et durs comme notre ami ci-présent George Shultz III.
- Merci beaucoup Mr. le président pour votre élogieuse appréciation…
- (Mon cul oui !)
- Pardon Mr. le président, j’ai mal entendu.
- Bon ça suffit les salamalecs et les compliments, donnez-moi ces putains de chiffres.
- Voilà Mr. le président :
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(10) Bob Haldeman fut secrétaire général de la Maison Blanche durant la présidence Nixon.
(11) John Daniel Ehrlichman fut conseiller pour les Affaires Intérieures de Nixon, et exécuteur des basses œuvres de son président : il fut le chef d’équipe des « plombiers » du Watergate.
Le Dollargate (6)
« Au fil des décennies, le Bureau ovale est devenu le lieu symbolisant le pouvoir du président des Etats-Unis. Sa forme et son emplacement, à l'angle sud-est de l'aile Ouest, datent de 1934, lors de la présidence de Franklin D. Roosevelt, qui en fut son premier occupant. Le président Barack Obama, 44e président des États-Unis, est le 13e président à occuper le bureau ovale dans son emplacement actuel.
« Le bureau ovale est en rez-de-jardin et possède quatre accès. La porte-fenêtre Est (bordée par deux portes-fenêtres plus petites) ouvre sur la colonnade, qui relie l'aile Ouest à
« Sous le bureau ovale, se trouve la partie du sous-sol occupée par le Secret Service et non loin la Situation Room, une salle d'opérations d'où le président américain suit le déroulement des situations problématiques pour la sécurité du pays. Ce sous-sol n'est pas bunkérisé, le bunker de la Maison Blanche se trouve sous l'aile Est. » (3)
Tricky Dick III se remémore le coup fumant joué par son grand père aux banques centrales de ses alliés qui en étaient venues à posséder une masse de dollars supérieure à celle des Etats-Unis. Un comble !
« C’est le 15 août 1971 que le président Richard Nixon décide l’inconvertibilité du dollar par rapport à l’or, suite aux tensions permanentes sur cette monnaie. Cette décision est prise sans consulter les partenaires (autres pays occidentaux et Japon). Elle s'explique par le danger sérieux et croissant que les autres pays exigent la conversion en or de leurs excédents de dollars, puisque le dollar était convertible en or, tout au moins dans les échanges entre banques centrales. Avec ce « diktat » américain le système de Bretton Woods entrait en agonie, puisque la valeur de chacune des monnaies y était déterminée par référence à un poids d'or. » (4)
Bien joué papy, tu l’as enfoncé jusqu’à l’os. Ho, vous deux great papy et great mamy du calme hein ! Je vous irrite les oreilles avec mes jurons ? Mais c’est mon franc parler, tiens, pas le style hypocrite de ces prétentieux intellos de la cote Est genre Henry Kissinger III, mon propre conseiller, Arthur Meier Schlesinger Jr. et John Kenneth Galbraith, conseillers en leur temps de cet idéaliste coureur de jupons de John Kennedy, et autres trous du cul diplômés de Harvard, Princeton, et que sais-je encore. Alors, retournez dans vos tombes, et ne me cassez pas le …hein !
Tricky Dick III reprend la lecture d’une étude intéressante « L’escroquerie monétaire mondiale » (5) sortie tout droit de la tête fumeuse d’un illuminé allemand au nom compliqué Eberhard und Eike Hamer, certainement un pédéraste comme le sont la plupart des théoriciens de cette maudite cote Est des Etats-Unis infestée d’intellectuels à la mort-moi le rikiki ! (6)
Cet illuminé croyait pouvoir nous empoisonner l’existence en affirmant que: « la Réserve Fédérale est une banque privée aux mains des deux plus puissants groupes de la haute finance qui en abusent à leur profit en provoquant une surabondance de masse monétaire en dollar. La bulle spéculative qui en résulte doit se résorber soit par la faillite des grandes banques soit par une inflation grandissante des prix des biens. La crise économique commencée en 2008 est prétexte pour les deux groupes dominants de la haute finance pour procéder à une concentration bancaire. » (7)
Tu vas voir mon salaud comment je vais te donner raison, en exploitant ton étude dans le sens contraire que tu proposes ! Reprenons tes arguments petit con et donnons leur une autre signification :
« La manipulation actuelle des systèmes de la monnaie et des changes constitue le scandale le plus important et aux conséquences les plus marquées de notre époque. Pour la première fois, l’escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, car elle a lieu sur toute la planète, elle ne peut plus être contrôlée, arrêtée ou empêchée par aucun gouvernement et elle a même lieu de manière formellement légale, conformément à des lois nationales désuètes…Les billets sont imprimés sans arrêt et leur valeur diminue continuellement en raison de leur augmentation constante. »
En voilà une idée intéressante mon salaud, « imprimer des billets sans arrêt » je vais te prendre au mot là !
« Le dollar, monnaie privée de
Bien dit mon crétin, mais moi je veux savoir combien de dollars sont conservés aux Etats-Unis, et combien se promènent à l’extérieur. Je vais tous les baiser, tu vas voir espèce d’illuminé ! Alors George Shultz III de mes couilles, tu viens avec ces putains de chiffres ?
« Ainsi, l’or du monde s’est de nouveau concentré, comme avant la première crise économique mondiale, chez les propriétaires de
Tiens, tiens, une autre idée intéressante qui me vient en lisant ce torchon, un bon polar, ou un porno auraient été plus excitants, mais concentrons-nous sur notre travail de président des Etats-Unis au service de cette putain de nation ingrate qui avait osé foutre à la porte mon grand père, un génie méconnu, descendu en flèche pour le Watergate (8), une simple virée au club des démocrates, ces soi-disant Mr propre, je t’en foutrais au postérieur du pas propre oui !
« En augmentant sans scrupules la masse des dollars, la haute finance des États-Unis s’est procuré des liquidités illimitées, qui lui permettent d’acheter le monde entier….Toutefois, le débiteur que sont les États-Unis décide lui-même dans quelle mesure il plumera finalement ses financiers par une dévaluation officielle du dollar et se débarrassera de son endettement à leurs frais. L’étranger, qui détient 80% des dollars, subira surtout les effets de la dévaluation de cette monnaie. »
Oh les faux amis, ainsi ils détiennent 80% de nos dollars ! Hé George Shultz III, où es-tu, pas en train de te mast…j’espère, j’ai déjà mon premier chiffre, mais j’attends les détails moi. Quant à toi mon salaud d’allemand, continue sur cette voie, comme tu m’intéresses, je vais te baiser en exploitant ton torchon, et baiser surtout ces pleurnichards du monde occidental, soi-disant nos alliés qui ne rêvent que de nous enfourcher dans leurs chambres à coucher. N’es-ce pas ce faux frère de canadien qui a déclaré le premier que la loi ou l’Etat, je ne sais plus, n’a pas sa place dans les chambres à coucher ? (9)
« Toutes les banques centrales étrangères sont remplies de dollars pourris. Si ceux-ci sont subitement dévalués, plus des trois quarts du dommage toucheront les banques centrales, les banques, les États et les opérateurs hors des États-Unis…Une nouvelle monnaie permettrait de dévaloriser les anciennes dettes monétaires et, partant, de spolier les créanciers détenant encore de cette monnaie. »
Oh la merveilleuse idée que tu me donnes là mon couillon. Emettre une nouvelle monnaie au lieu et place du dollar, avec la cotation que je déciderai, et qu’ils aillent se torcher le cul avec les anciens dollars pourris !
« Les créanciers détenteurs d’ancienne monnaie spoliés, le jeu a profité aux émetteurs de monnaie privée. L’État fédéral américain surtout se débarrasserait ainsi de ses dettes: l’endettement envers l’étranger, qui atteint actuellement 5200 milliards de dollars, ne se chiffrerait alors qu’à 2600 milliards d’euro-dollars, soit une dévaluation de 50%. Les détenteurs d’anciens dollars seraient les principales victimes, les montants qu’ils détiennent étant dévalués de 50, voire de 90%. Les banques centrales de Chine, du Japon et d’Europe, qui détiennent d’importantes réserves monétaires en dollars, en pâtiraient particulièrement. »
Tu ne crois pas si bien dire pédé d’intellectuel de mes couilles. Ainsi tu croyais qu’avec ton étude à la con tu allais nous démasquer ! Mais je vais te faire voir comment un bouseux pas intellectuel pour un sou va te l’enfoncer jusqu’à l’os, et baiser tous ces jaloux de soi-disant alliés prêts à te poignarder dans le dos comme Judas dénonçant Jésus, ce pauvre naïf. « Pardonner à ses ennemis », mon cul oui.
Bon, la lecture y en a marre, mes yeux sont fatigués, si c’était un polar angoissant ou un porno excitant, je ne dis pas, mais pas cette merdique d’intello soi-disant sérieuse qui vous oblige à vous torturer des méninges au format déjà pas développé comme ceux de ces pédé intello de la cote Est !
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(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bureau_ovale
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Dollar_am%C3%A9ricain
(5) http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Escroquerie_Monetaire_Mondiale.htm
(6) Désolé pour ce langage vulgaire, mais c’est comme cela que s’expriment en privé certains présidents véreux des Etats-Unis et d’ailleurs peu soucieux de moralité dans le propos et dans les agissements.
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Eberhard_Hamer
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_du_Watergate
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Phrase_historique
Le Dollargate (5)
Le président des Etats-Unis d’Amérique est furieux. Il explose au téléphone :
- Alors comme ça, on se fait rouler dans la farine !
- Malheureusement, Mr. le président…
- Comment ça « malheureusement », vous ne pouviez pas l’éviter cette arnaque !
- C’était difficile d’imaginer que nous pouvions être « roulés dans la farine » par un chef d’état allié des Etats-Unis…
- Et alors, allié ou pas il fallait se méfier de tout le monde, à commencer d’ailleurs par nos alliés, surtout les Européens, en particulier ces sournois de français qui continuent de rêver d’indépendance et de grandeur depuis De Gaulle. Alors, se faire avoir par un minable pseudo chef d’état d’Amérique centrale, que dis-je un trois quart de président comme dirait l’autre, c’est un comble !
- Justement, c’est là que nous nous sommes faits piégés, jamais nous n’aurions imaginé un coup pareil de la part d’un « petit » chef d’état…
- Vingt cinq milliards de dollars de perdus, partis en fumée on ne sait où, en échange de sable et de vent ! Mais je vais les récupérer moi ces vingt cinq milliards de dollars, et au quintuple même, on n’a pas surnommé mon grand père « Tricky Dick » (1) pour rien ! Je ne suis pas du même acabit que ce poupon de Jimmy Carter III auquel j’ai succédé. Je ne suis pas une couille molle moi.
- Sauf votre respect Mr. le président, comment allez-vous faire pour récupérer cet argent « au quintuple » ?
- Ce n’est pas votre problème mon cher « secrétaire au trésor », tu parles. Je m’en occupe personnellement. De votre coté, saisissez le FBI et
- Plutôt vif Mr. le président, afin de récupérer notre argent, il s’agit quand même de vingt cinq milliards de dollars.
- Ne vous en faites pas, il n’aura que son équivalent en papier chiffon à dépenser.
- Je ne comprends pas Mr. le président, notre argent n’est pas du papier chiffon.
- Ecoutez-moi bien George Shultz III (2), je vous répète que ce n’est pas, ce n’est plus votre problème. Je vous charge d’une dernière mission en votre qualité de « secrétaire au Trésor », tu parles, et vous avez tout intérêt à la mener à bien si vous voulez une reconversion plus conforme à vos aptitudes « d’honnête citoyen ». Pour le poste de responsable de la politique des finances aux Etats-Unis, il faudrait d’autres capacités que les vôtres ou celles de votre grand père : Diplômés tous les deux en économie de l'Université de Princeton et du Massachusetts Institute of Technology de Boston ! Mon cul oui !
- Oh ! Enfin à vos ordres Mr. le président.
- Voilà, dressez-moi deux listes : d’abord la masse monétaire en dollars à travers le monde, ou plus exactement les réserves de change en dollars conservées dans les banques centrales à travers le monde, puis l’inventaire des stocks d’or détenus par ces mêmes banques centrales.
- Bien Mr. le président, nous disposons bien de ces statistiques, mais nous allons les mettre à jour. Et après, Mr. le président !
- Contentez-vous de cette mission, et attendez votre reconversion, le reste ne relève plus de votre champ de compétence, mais de celui des « Tricky».
- ????
Le président Richard Nixon III raccroche brutalement le téléphone, non sans proférer en même temps un gros juron coutumier des bas fonds de Harlem-New York certes, mais qui aurait horrifié ses arrières grand parents Francis Nixon et Annah Milhous, des quakers pratiquants : « pas de boissons alcoolisées, pas de soirées dansantes et défense d'utiliser des jurons ». Et puis quoi encore ? De nos jours, tous ces salamalecs sont synonymes de faiblesse. Dans ce monde impitoyable il faut se montrer dur, exhiber ces muscles, ses canines, et ses travers vicieux si l’on veut se faire respecter !
Le président Richard Nixon III, surnommé « Tricky Dick III » en souvenir de son grand père, s’enfonce dans son fauteuil présidentiel, se laisse aller à ses prochains coups fourrés tout en jetant un regard morne sur le bureau ovale, symbole de la puissance américaine.
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(1) C'est durant la campagne électorale de 1950 pour un siège de sénateur qu'un petit journal donne à Richard Nixon un surnom qu'il conservera toute sa vie : « Tricky Dick » (Richard le roublard).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Nixon
(2) George Pratt Shultz fut secrétaire au Travail de 1969 à 1970, puis secrétaire au Trésor de 1972 à 1974 sous le mandat du président Richard Nixon.
http://fr.wikipedia.org/wiki/George_P._Shultz
Le Dollargate (4)
- 25 milliards de dollars pour chaque pays !
- Quoi, c’est une somme énorme, vous pensez que vos clients vont débourser ce montant astronomique ?
- Vous inquiétez pas, il faudra arriver à ce résultat graduellement en commençant par demander 40 milliards de dollars cash, plus 10% de royalties sur la production annuelle.
- Et après, comment arriver à conclure à 25 milliards de dollars cash ?
- C’est là qu’il faudra les mettre en concurrence : les Américains avec les Russes, et les Européens avec les Chinois.
- Nous n’avons pas encore saisi comment les mettre en concurrence ?
- C’est simple, il vous faudra organiser des « fuites » contrôlées pour insinuer aux uns et aux autres que vous avez reçu des offres intéressantes de leur rival qui se rapprochent de vos exigences, et les faire lanterner quelque peu, pour faire vrai, mais pas trop quand même.
- Et après ces tergiversations ?
- Vous pourrez alors céder les gisements en toute propriété pour un montant définitif de 25 milliards de dollars cash, en renonçant aux 10% de royalties annuelles.
- Et pour la signature du contrat, devons-nous faire intervenir de nouveau les ambassadeurs ?
- Pas question, les contrats seront signés par moi-même dans mon bureau dans la discrétion la plus totale, sans la présence des médias ni autres témoins, soi-disant pour ne pas offusquer le rival éconduit.
- Et le paiement ?
- He bein, il leur sera donné des instructions précises pour procéder à des virements électroniques sur des comptes anonymes, numérotés, dans des banques localisées en Suisse, et dans les Caraïbes. Les transferts seront réalisés avant signature des contrats.
- Et ces gouvernements ne vont pas poser ou se poser des questions sur le pourquoi des transferts anonymes, alors qu’il existe une banque centrale dans ton pays ?
- Quelle banque centrale ? La nôtre gère un budget de quelques millions de dollars à peine, et ils comprendront très bien que nous ne pouvons confier de telles sommes à un organisme financier de la taille d’une simple agence bancaire dans leurs pays.
- Bon, tout ça est très bien, mais comment accéder à ces comptes anonymes et numérotés dans des banques étrangères loin de ton pays ? Comment percevrons-nous nos parts ?
- Les banques recevront des instructions pour permettre l’accès aux comptes à toute personne se présentant avec un simple numéro de passe, sans besoin de décliner une identité quelconque. Chacun de vous aura donc son propre numéro de passe pour accéder à une partie de chaque compte.
- Et combien sera la part de chacun ?
- 50% pour moi, je suis bien le président de cet état, et l’organisateur de toute l’opération, et 12.50% pour chacun des conseillers financiers.
- Tu es bien gourmand, mais pourquoi le conseiller chinois, dernier arrivé percevra-t-il le même montant que nous qui sommes mobilisés à tes cotés depuis ton accession à la tête du pays.
- Ah ah ah, je m’attendais bien à cette répartie. D’accord, votre collègue chinois ne sera intéressé que pour 5% du montant et c’est déjà beaucoup pour lui, et vous aurez 15% chacun. D’accord ?
- Tout à fait d’accord.
- Alors au travail, sans plus perdre de temps, la fortune nous attend dans de belles îles ensoleillées toute l’année.
A
« Gigantesque escroquerie internationale qui a affecté les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Européenne,
« Batista III et ses conseillers financiers disparaissent dans la nature avec un magot de 100 milliards de dollars ! »
« Les Etats-Unis héritent du pays le plus pauvre de la planète ayant une dette de 100 milliards de dollars ! »
« Pays à vendre au plus offrant ne trouve pas preneur ! »
Rebondissement dans l’escroquerie du millénaire :
« Les complices de Batista III, ses conseillers financiers, réapparaissent au grand jour. Ils ont été escroqués à leur tour par Batista III qui a gardé pour lui tout seul les 100 milliards de dollars ! »
Le Dollargate (3)
- Quoi, les principales puissances du monde, tu veux nous expédier en enfer ou quoi ?
- Ne vous inquiétez pas, je veux vous expédier dans des îles paradisiaques y finir vos jours une fois l’opération terminée.
- Explique-nous comment tu comptes opérer cette incroyable arnaque, qui sera effectivement «l’affaire du millénaire » si elle réussit.
- Elle réussira, j’en suis convaincu connaissant la rivalité féroce qui oppose les principales puissances du monde dans le domaine de la maîtrise des sources d’énergie, synonyme de stabilité et de prospérité économique.
- D’abord, explique-nous comment comptes-tu faire pour vendre aux Chinois leurs propres gisements du Qiantang, et aux Américains le pétrole et le gaz d’Arabie Saoudite alors qu’ils sont présents dans ce pays depuis 1933 avec
- C’est simple, il faut proposer aux Chinois les cartes des gisements de pétrole arabe qu’ils ne connaissent pas, et aux Américains les cartes chinoises !
- Et que proposeras-tu à l’Union Européenne et à
- He bein, il faudra mettre tout ce beau monde en concurrence : proposer aux Russes les cartes chinoises pour les mettre en concurrence avec les Américains leur éternel rival, et aguicher les Européens avec les cartes arabes pour les inciter à contrecarrer les appétits chinois qui ne leur laissent pas une miette dans le monde arabe.
- Mais comment faire des propositions officielles au nom de ton pays, mais à l’insu de ton gouvernement ?
- Il faudra agir dans la discrétion la plus absolue, mais pour donner un cachet officiel à ces propositions commerciales, je compte bien utiliser mes ambassadeurs en poste à Washington, Bruxelles, Moscou et Beijing.
- Mais ils vont immédiatement en informer leur ministre de tutelle, lequel rendra compte au chef du gouvernement.
- Pas du tout, chacun de nos ambassadeurs mobilisés pour cette opération recevra un courrier présidentiel ultra confidentiel, pour l’informer des découvertes miraculeuses de pétrole de gaz dans notre pays, et qu’il lui est demandé d’observer la plus grande discrétion en particulier vis-à-vis du ministre des affaires étrangères qui n’est pas du tout aimé dans notre corps diplomatique, c’est le moins que l’on puisse dire de lui. Et chacun d’eux recevra une indemnité personnelle conséquente pour couvrir ses frais personnels en ces temps d’austérité pour tous nos fonctionnaires.
- Revenons à notre rôle dans toute cette opération, où allons-nous être affecté ?
- Chacun de vous sera affecté dans le pays le plus indiqué pour son efficacité : Jérôme Kerviel III à Washington, Bernard Madoff III à Beijing, et Claude Lipsky III à Moscou.
- Et à Bruxelles, tu comptes affecter qui ? Il vaudrait mieux que ce ne soit pas un Européen qui soit visible de loin comme un loup blanc !
- Ce sera un Chinois, Lai Changxing III (9), illustre descendant du « plus grand escroc chinois » tel que l’avait qualifié à l’époque la presse canadienne. Je l’ai déjà contacté, et il se présentera demain matin pour recevoir ses consignes lui aussi. Je vous mettrai en contact avec lui pour une bonne coordination de cette opération.
- D’accord, mais il reste à définir les rôles respectifs de vos ambassadeurs, les informaticiens spécialisés dans le traitement des images, et les conseillers financiers que nous sommes.
- Un principe de base : ni les ambassadeurs, ni les informaticiens ne devront connaître l’ensemble de cette affaire. Les ambassadeurs seront chargés d’introduire le dossier auprès des autorités concernées pour donner à cette affaire un caractère officiel au nom de notre pays. Et après, ils devront se retirer sous prétexte que les suites techniques et financières ne les concernent pas. Vous serez à leurs cotés pour entamer les discussions, avant qu’ils ne se retirent.
- Et les informaticiens ?
- Ils ne doivent en aucun cas être présents lors de ces discussions préliminaires. Il ne sera fait appel à eux qu’au moment des discussions techniques, en votre présence, pour convaincre les parties adverses de la véracité technique des découvertes des gisements en exhibant les photos aériennes et les cartes du SIG (10) qu’ils auront traitées au préalable. Après quoi, ils se retireront définitivement, percevront leurs chèques et disparaîtrons dans la nature, en restant à disposition le cas échéant.
- Si nous avons bien compris, les conseillers financiers seront présents tout au long du processus, mais que les ambassadeurs et les informaticiens n’interviendront, séparément et à tour de rôle en notre présence, que pour les aspects diplomatiques et techniques seulement.
- Exactement, il vous revient de conclure cette affaire par le coté financier qui est de votre ressort, et il sera fait appel aux dons de manipulation que vous ont légué vous glorieux grands-pères !
- Très bien, et quelle forme devra prendre l’offre à proposer, et quelle somme devons-nous fixer pour la finaliser ?
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(9) La saga de Lai Changxing - Le Canada livre à
(10) SIG : Système d’information géographique.
Le Dollargate
(2)
- C’est vrai, sauf que pour ton peuple la situation est la même, de plus certains de tes compatriotes prétendent que la maffia américaine a été remplacée par la maffia européenne !
- Que dis-tu là ! Et de toutes façons tout un chacun sait que la maffia américaine est composée pour l’essentiel de familles siciliennes donc européennes.
- Ok, ok, nous nous perdons dans les dédales de l’histoire là, mais ce n’est pas notre job. Tu nous as convoqués pour les affaires du présent non ?
- Voilà, j’y viens. Tirant les leçons du passé, et vu que nous ne pouvons plus rien tirer de notre peuple comme vous l’avez relevé vous-même, il est grand temps de réaliser notre « affaire du millénaire » puis de disparaître dans la nature. De nouvelles identités et de nouveaux passeports ont déjà été préparés pour chacun de nous.
- Ah bon, tu comptes quitter ton pays après ton « affaire du millénaire »?
- Et que crois-tu, rester là à attendre l’apparition de Fidel Castro II pour me dépouiller de tout et me mettre en prison ?
- Bon allons-y, c’est quoi cette « affaire du millénaire » comme tu la nommes ?
- Eh bein, il s’agit de vendre au plus offrant nos « gigantesques réserves de pétrole et de gaz » !
- Mais de quoi tu parles-là ? Depuis quand y a t-il de « gigantesques réserves de pétrole et de gaz » dans ton pays, alors que tu ne produis pas un litre de pétrole ? Tu es obligé d’importer des USA tous tes besoins, et en premier lieu l’essence pour faire circuler ton parc automobile !
- Mais enfin, c’était avant nos dernières découvertes de « gisements de pétrole et de gaz » parmi les plus importants au monde. Désormais, nous sommes en mesure de rivaliser dans ce domaine avec l’Arabie Saoudite, l’Irak, et l’Iran.
- C’est quoi cette histoire, tu ne nous a jamais informés de recherches quelconques de pétrole et de gaz dans ton pays ?
- En fait, je veux bien vous confesser à vous uniquement mes chers conseillers qu’il n’y a jamais eu de recherches quelconques.
- Alors, d’où sort cette histoire de découvertes ?
- De mon imagination fertile.
- Et tu penses vraiment vendre au plus offrant les rêves fous de ton imagination fertile ? Tes acheteurs éventuels devraient être encore plus fous que toi pour avaler ton histoire de découvertes !
- Je vous en prie, hein, je ne suis pas aussi fou que vous le pensez !
- Excuse notre franc parler, cher président, mais c’était pour te rappeler à la réalité, nous sommes tes conseillers financiers, pas des marchands de rêves.
- D’accord, d’accord, attendez d’entendre la suite avant de lancer un jugement quelconque sur cette opération ultra confidentielle qui doit rester secrète, y compris pour les membres du gouvernement.
- Nous t’écoutons, mais avec beaucoup de scepticisme.
- Voilà, je me suis procuré par des voies particulières, et en distribuant de larges gratifications prélevées de mes économies personnelles, des photos aériennes détaillées (6) des gisements de pétrole et de gaz de Ghawar en Arabie Saoudite (7), et de Qiantang au Tibet, au sud ouest de la Chine (8).
- Mais c’est loin de ton pays tout ça ! Tu ne penses quand même pas à vendre le pétrole des autres non ?
- Si justement, c’est bien mon intention.
- Incroyable, et comment vas-tu faire pour vendre ce qui ne t’appartient pas ?
- Eh bein, toute l’astuce consiste à faire croire qu’il s’agit de découvertes de pétrole et de gaz faites dans notre propres pays, moyennant quelques manipulations informatiques des cartes aériennes rendues possibles grâce aux techniques utilisées dans le système d’information géographique.
- He bein, pour rendre ton histoire plausible tu devras faire appel aussi à des informaticiens chevronnés spécialisés dans le traitement des images.
- Ils sont déjà sélectionnés, et prêts à entrer en action moyennant fortes rémunérations.
- Et notre rôle dans cette opération, nous sommes des spécialistes en manipulation financière, pas en falsification numérique !
- Justement c’est vous qui serez chargés de vendre au plus offrant « ces gisements récemment découverts ».
- Comment, et à qui proposer ces offres, à quels trafiquants internationaux penses-tu ?
- Pas à de vulgaires trafiquants non, mais à de grands états seuls susceptibles d’être intéressés par l’acquisition de ressources énergétiques supplémentaires, au moment où le prix du baril de pétrole ne cesse de grimper ayant dépassé le seuil incroyable des 200 dollars.
- Quels états ?
- Les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Européenne, la Russie et
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(6) L’exploration du pétrole consiste à étudier la géologie pétrolière. Cette exploration commence par l’établissement des cartes à l’aide de photos aériennes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Industrie_p%C3%A9troli%C3%A8re
(8) Ghawar est le plus grand gisement pétrolier au monde. Il est situé en Arabie saoudite, à environ
Le Dollargate
(1)
Palais présidentiel dans un pays tropical...
La réunion commence à 17:00 avec trois heures de retard, c’est normal dans ce pays tropical où règne une chaleur atroce, couplée à un taux d’humidité qui frise les 80%. Comment travailler dans de telles conditions ? Les citoyens lambda, simples mortels, d’accord. Mais pas les patrons, encore moins le chef d’Etat, et puis quoi encore ! Une sieste d’abord, le reste après.
Le chef d’Etat entame la réunion, frais et dispos :
- Bon tout le monde est là, bien reposé ?
- Oui Monsieur le président Batista III (1), nous avons même pris une douche bien fraîche...
- C’est ça, au détriment de mon peuple qui n’arrive pas à étancher sa soif !
- Mais Mr. le président, depuis quand nous inquiétons-nous des problèmes de la populace ?
- Il le faut bien de temps en temps, afin d’éviter une explosion populaire. La populace comme tu dis, mon cher conseiller Claude Lipsky III (2), a besoin de points de repères, et de dirigeants à respecter, voire à admirer et vénérer...
- Tu parles !
- Mais enfin mon ami Jérôme Kerviel III (3), deuxième conseiller, même si ton illustre grand père n’a pas été chef d’Etat, il avait bien été admiré à son époque pour ses prouesses au détriment des banques capitalistes, non ?
- Et mon grand-père à moi, il n’a pas eu de fans lui aussi ?
- Mais si, mais si, mon cher troisième conseiller Bernard Madoff /// (4), mais commençons notre réunion sans perdre davantage de temps à étaler nos lettres de noblesse, voulez-vous ?
- C’est quoi l’ordre du jour ? Après tout nous ne sommes que tes conseillers, pas des membres du gouvernement, alors pourquoi cette réunion solennelle dans la salle du conseil des ministres ?
- Justement, c’est parce que vous êtes des conseillers choisis parmi les descendants des illustres financiers de ce début de siècle, de vrais génies hélas mal compris, que vous êtes convoqués pour réfléchir sur un dossier confidentiel de la plus haute importance.
- Mais, d’habitude ce sont les ministres qui examinent les dossiers confidentiels, notre rôle consistant à en étudier seulement les aspects financiers pour que tu puisses en tirer le maximum d’avantages personnels.
- C’est vrai, mais cette fois-ci nous allons inverser la procédure. Mes ministres ne doivent pas être mis au courant de mes dossiers privés, le moment venu ils seront chargés d’exécuter les missions qui leur incombent sans avoir à en connaître les détails, compris ?
- OK, de quoi s’agit-il ?
- De « l’affaire du siècle », que dis-je de « l’affaire du millénaire » !
- Nos illustres ascendants comme tu dis ont fini en prison pour ce type « d’affaires du siècle ».
- Justement, d’une part ils n’ont pas su conduire leurs affaires, et d’autre part leur génie n’a pas été apprécié à sa juste valeur.
- Alors que proposes-tu pour fructifier tes affaires et les nôtres, tout en valorisant notre « génie » ?
- D’abord un rappel historique s’impose afin de na pas commettre des erreurs fatales. Vous vous souvenez que Cuba, avant de devenir un pays « révolutionnaire » en 1959 sous l’égide de Fidel Castro, était d’abord une colonie des Etats-Unis d’Amérique administrée par mon vaillant arrière grand-père Le général Rubén Fulgencio Batista, avec l’assistance éclairée de la Mafia des Etats Unis et ses parrains Lucky Luciano, Meyer Lansky, et Santos Trafficante.
- Oui, nous connaissons l’histoire de ta famille qui s’est mal terminée soit dit en passant !
- Voilà, nous y sommes. Si cette histoire s’est mal terminée, c’est parce que ma famille n’a pas su se retirer en temps voulu. Le capital américain contrôlait 90% de la production minière, 90% de la distribution de l’électricité et du téléphone, 80% des services publics, 50% des chemins de fer, 40% de la production sucrière et 25% des dépôts bancaires. 47% des terres cultivées appartenaient à des propriétaires américains. 30 000 propriétaires possédaient 70% des terres agricoles, tandis que 78,5% des paysans devaient se contenter de 15% des terres. Quant à la culture de la canne à sucre, la principale richesse agricole avec la culture du tabac, 22 grands propriétaires possédaient 70% des terres cultivables. (5)
- Comme c’est étrange, c’est la même situation aujourd’hui dans ton pays !
- Pas tout à fait, vous conviendrez avec moi qu’aujourd’hui la Mafia des Etats Unis et ses parrains ne contrôlent plus les casinos dans lesquels ils blanchissaient l’argent de la drogue, de la prostitution. Et que notre capitale n’est plus le paradis de la mafia, et un immense bordel pour touristes américains, où des membres de l’armée prélèvent leur dîme sur les machines à sous et les parcmètres.
Qui représente les USA au Conseil de sécurité ?
Réponse : ISRAEL !
Les Etats Unis, la plus puissante nation sur terre, ont perdu peu à peu leur indépendance face à Israël depuis la guerre des six jours de 1967, lorsque des pilotes américains avaient revêtu l’uniforme de l’armée sioniste pour combattre les Arabes.
Rappel des faits historiques
Nous savons tous que les pays occidentaux éprouvent un complexe de culpabilité vis-à-vis des Juifs après l’horrible génocide qu’ils ont subi durant la deuxième guerre mondiale. La lâcheté des Européens avait favorisé l’accès au pouvoir d’Hitler, le plus grand criminel de l’histoire de l’Humanité. Echine courbée, les Européens, en particulier la Grande Bretagne et la France, avaient assisté impuissants aux persécutions entamées contre les Juifs en Allemagne même dès l’année 1933, puis à l’annexion de l’Autriche« l’Anschluss » en mars 1938, et au démantèlement de la Tchécoslovaquie en septembre 1938 suite aux accords de Munich. En fait, Hitler ne faisait que mettre à exécution ses projets d’expansion territoriale et ses conceptions racistes à l’encontre des Juifs et des races jugées « inférieures », présentés dans le détail dans son livre-programme de guerre « Mein Kampf », cela dès 1925 !
Il a fallu qu’Hitler envahisse la Pologne le 1er septembre 1939 pour que la Grande Bretagne et la France réagissent enfin en déclarant la guerre à l’Allemagne nazie le 3 septembre 1939. Mais c’était déjà trop tard pour sauver les Juifs de l’extermination par application de la « solution finale » : six millions de Juifs seront exterminés dans les machines à tuer, les camps de concentration mis en place dès l’année…1933 !
A la fin de la seconde guerre mondiale, les Occidentaux décident d’apaiser quelque peu leur sentiment de culpabilité vis-à-vis des Juifs en présentant la facture…aux Arabes, obligés de payer les dommages de guerre, alors qu’ils n’avaient rien à voir avec l’holocauste, d’où le partage de la Palestine. En réalité, les Occidentaux au lieu de présenter la facture à l’Allemagne, en l’obligeant par exemple à céder une partie de son territoire pour la création de l’état d’Israël, ont préféré éloigner à leur façon les Juifs d’Europe et d’Amérique : « Foutez le camp du monde occidental (et plus tard de Russie), et concentrer-vous en un seul lieu, la Palestine que vous considérez comme votre terre biblique ».
Si cette « terre biblique » était située en Europe, en Allemagne par exemple, jamais les Juifs n’auraient été autorisés à s’y regrouper, encore moins à y fonder un état belliqueux, raciste, et expansionniste !
Aujourd’hui...
LIRE
Et sur le site de: “Palestine Solidarité”
http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Abdelkrim_Badjadja.220911.htm
فنن العفاني
حفظ الذاكرة والتاريخ
ومعرفة مكنونات الوثائق الرسمية
هل ستتيح انطلاقة «مؤسسة أرشيف المغرب» مجال الاطلاع على الأرشيف الوطني، ويصبح في مقدور عموم الأفراد الاطلاع على مختلف وثائقه ومعرفة مكنونات الوثائق الرسمية السرية منها وغيرها، سواء تعلق الأمر بالوثائق التي تهم الأجهزة الاستخباراتية أو تلك التي تهم المجال العسكري أو مجال اتخاذ القرار السياسي وتسيير الشأن العام؟. فإذا كان حفل تدشين مؤسسة «أرشيف المغرب» يوم الجمعة الماضي بالرباط، حسم نهائيا موضوع إحداث هذه المؤسسة والجهة التي ستشرف عليها، إذ أن المجلس الوطني لحقوق الإنسان قد تخلى لوزارة الثقافة عن الاختصاص من أجل الإشراف والوصاية على هذه المؤسسة، التي ستتولى أمر تنظيم والإطلاع على الأرشيف، بعد أن كان في السابق يتم فقط تحميله مسؤولية هذه المهمة، لا سيما بعد أن دخل على الخط المجلس الاستشاري لحقوق الإنسان الذي رفع دعوى قضائية لوقف نشر وثائق من أرشيف هيئة الإنصاف والمصالحة. فإن مسألة الإطلاع على الأرشيف، قد حسم فيها أيضا القانون الخاص بالأرشيف 69-99 الصادر في 30 نونبر 2007، إذ حدد المدة الزمنية التي يجب أن تمر على إنتاج تلك الوثائق للإطلاع عليها، ففيما يتعلق بالوثائق التي قد يمس الإطلاع عليها، أسرار الدفاع الوطني، واستمرارية سياسة المغرب الخارجية، وأمن الدولة والسلامة العامة، أو سلامة الأشخاص، والمساطر القضائية والمساطر التمهيدية المتعلقة بها، فقد حددت المادة 15من هذا القانون، المدة بشأنها، في ستين سنة. وكذا الأمر بالنسبة لسريرة الحياة الخاصة التي تتضمنها الوثائق التي تم جمعها في إطار الأبحاث الإحصائية للمرافق العامة، والمشتملة على معلومات فردية لها علاقة بالحياة الشخصية والعائلية وبصفة عامة بالأفعال والتصرفات الخاصة. هذا، ولا تطبق مقتضيات هذا القانون على الأرشيف العامة المتعلقة بالتاريخ العسكري، إذ أشار على أنها تظل خاضعة فيما يتعلق بتحديدها وتصنيفها والمحافظة عليها وتيسير الإطلاع عليها، لمقتضيات الظهير الشريف 266-99-1 الصادر في 3 مارس 2000، بإحداث اللجنة المغربية للتاريخ العسكري. ومن جانب آخر، قضت المادة 15 السالفة الذكر من قانون 69-99، على أنه يمكن لكل شخص يرغب في الاطلاع الأرشيف العامة، أن يقوم بذلك دون مراعاة أي أجل بالنسبة لبعض الوثائق التي توضع عادة رهن إشارة الجمهور والوثائق التي يرخص قانون خاص بالاطلاع عليها، في حين وضع شرط مرور أجل 30 سنة بالنسبة للأرشيف العامة، ويرفع أجل الثلاثين سنة الذي يمكن عند انتهائه الاطلاع بكل حرية على الأرشيف العامة إلى مائة سنة، وذلك ابتداء من تاريخ ولادة المعني بالأمر فيما يتعلق بالوثائق المشتملة على معلومات فردية ذات طابع طبي وبملفات المستخدمين.. وفيما يتعلق أيضا بالأصول والفهارس لدى الموثقين والعدول وسجلات الحالة المدنية وسجلات مصلحة التسجيل. واستثنت أحكام هذا القانون مسألة تحديد المدة للاطلاع على «أرشيف المغرب» لأغراض البحث العلمي، إذ يتاح ذلك بعد موافقة الإدارة الأصلية بالاطلاع على الأرشيف العامة، على ألا يمس ذلك بأسرار الدفاع الوطني، أو أمن الدولة، أو الحياة الخاصة. وأفادت مقتضيات هذا القانون خاصة المادة 21 منه أن نصا تنظيميا سيتم وضعه لتحديد كيفيات السماح للمستعلمين بالاطلاع على الأرشيف العامة، وتسليم النسخ والمستخرجات المشهود بصحتها. ويشار إلى أن الإعلان عن تدشين مقر مؤسسة الأرشيف الوطني يأتي استكمالا لمسار إعمال توصيات هيئة الإنصاف والمصالحة الخاصة بالأرشيف، وحفظ الذاكرة والتاريخ، والتي تشكل إحدى أهم الجوانب في مسار العدالة الانتقالية، على اعتبار أنه يشكل البوابة الرئيسية التي من خلالها تتأسس مرحلة جديدة تقطع مع سلبيات الماضي الذي كانت تسوده فقط الذاكرة الرسمية، بل وإعمالا لقانون الأرشيف 69-99 الذي مر على إقراره أكثر من ثلاث سنوات -2007 - وكان ينتظر فقط، خروج المراسيم التطبيقية الخاصة به إلى حيز الوجود. واستنادا لنص هذا القانون فإن مؤسسة «أرشيف المغرب» تناط بها أساسا مهمة صيانة تراث الأرشيف الوطني، والقيام بتكوين أرشيف عامة وحفظها وتنظيمها وتيسير الإطلاع عليها، لأغراض إدارية، أو علمية، أو اجتماعية، أو ثقافية، حيث من المقرر أن تنهض ببرنامج لتدبير الأرشيف العادية والوسيطة التي بحوزة الأشخاص الطبيعيين والمعنويين الذين حددهم هذا القانون في الدولة والجماعات المحلية والمؤسسات والمنشآت العامة، فضلا عن الهيئات الخاصة المكلفة بإدارة مرفق من المرافق العامة.
جامع بيضا، المدير الجديد لمؤسسة أرشيف المغرب، حمله مساره الأكاديمي كمتخصص في دراسة التاريخ المعاصر على رأس مؤسسة ستتولى إحدى المهام الكبرى بالمغرب، ألا وهي مهمة تجميع مختلف الوثائق الرسمية سواء منها التي لازالت بحوزة إدارات ومؤسسات عمومية أو بحوزة أفراد أو عائلات احتفظوا بها، حينما انتهت مهامهم كمسؤولين بالدولة، ومن تم التحقق منها ومعالجتها وصيانتها وتسيير الإطلاع عليها. المدير الجديد أعلن تفاجئه لتولي هذا المنصب، إذ لم يتم تعيينه إلا صباح يوم الجمعة الماضي أي يوم تدشين المؤسسة الجديدة، إذ قال في هذا الصدد «إلى حدود صباح يوم الجمعة كنت أمارس وظيفتي كأستاذ للتاريخ المعاصر بكلية الآداب والعلوم الإنسانية التابعة لجامعة محمد الخامس بالرباط، واعذروني من عدم ذكر الشخصيات الحاضرة بأسمائها مخافة ارتكاب زلة لسان دبلوماسية وهو مازال في بداية المأمورية». أول مدير لمؤسسة «أرشيف المغرب» يعي بأن المهمة جد صعبة وقد كان يؤكد على كل من صافحه مهنئا، خاصة أعضاء الحكومة بدعمه لإنجاح التجربة وتطويرها والارتقاء بها، إلى مصاف التجارب الرائدة عالميا في المجال، حيث شدد بأن إحداث مؤسسة أرشيف المغرب يعد مشروعا ضخما لا يستقيم إلا بتوفره على اعتمادات مادية وبشرية مهمة وبانخراط جميع السلطات العمومية، بل وبوجود وعي لدى مجموع المصالح والأفراد بما تمثله هذه المؤسسة من رهان كبير لبناء الدولة العصرية الحديثة. وفي هذا الحوار»الإكسبرس» يبرز الأستاذ جامع بيضا أهمية هذه المؤسسة ومجالات تدخلها، بل ومركزها كمؤسسة منفتحة على محيطها وتقدم بكل شفافية عمل منظومة الدولة في مختلف مراحلها التاريخية.
ما هو الإطار الذي يأتي فيه تدشين مؤسسة «أرشيف المغرب»؟
مؤسسة أرشيف المغرب أحدثت بمقتضى قانون 30 نونبر2007 وهذا الإحداث يستجيب لتوصيات هيئة الإنصاف والمناصفة، ويمكن القول أنه أخيرا ترى النور هذه المؤسسة التي مافتئت الأوساط الحقوقية والأكاديمية تطالب منذ الاستقلال بتزويد البلاد بها، لتقوم وتسهر على حفظ الأرشيف وتزويد المواطنين به حسب المساطر المعمول بها. فالمغرب كان قد تأخر كثيرا في هذا المجال، غير أن الحكومة والمسؤولين قد وقفوا على هذه الثغرة مرات عديدة وفي مناسبات عديدة. وبالأخص خلال مناسبتين اثنين في السبعينات عندما ارتأت الدولة أن تضع ملف قضية الصحراء أمام محكمة العدل الدولية. وقد تبث حينئذ أن أرشيفنا ليس من التنظيم على مايرام وبالتالي صعب جمع شتاته ومتفرقاته الأمر الذي استدعى آنذاك إرسال بعض الموفدين إلى الخارج للبحث عن بعض الوثائق لضمها لهذا الملف. أما المناسبة الثانية فترتبط بعمل هيئة الإنصاف والمصالحة الذي امتد على مدى 23 شهرا، على مستوى التحقيق في الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان في الفترة ما بين 1999-1956، وكان من الصعوبات الكبرى التي واجهتها، هي تلك المتعلقة بانعدام الأرشيف، ولذا حينما أعدت تقريرها النهائي وقدمته لجلالة الملك فإنها ضمنته إلحاحها ضمن توصياته على ضرورة إحداث مؤسسة تسهر على الأرشيف الوطني.
فما هي إذا بالتحديد أهمية مؤسسة الأرشيف الوطني؟
بعد تلك المحطة التي يشكلها صدور القانون 69-99 الذي انتظره طويلا مختلف الفاعلين، يمكن القول أن هذا التدشين الذي تحتضنه المكتبة الوطنية، هو في الحقيقة الانطلاقة الفعلية لإنجاز ما كان إلى عهد قريب مجرد مشروع، ولكن يجب التأكيد أن الإنجاز هنا هو التأسيس الفعلي لأرشيف المغرب الذي يمر عبر مسلكين اثنين المسلك الأول يتمثل في ترجمة ما ورد في قانون 69-99 نونبر 2007 إلى مراسيم تطبيقية تسمح بالمرور من المبادئ إلى التطبيق. والمسألة الثانية، هي ضرورة إعداد بناية لائقة بطموحات المغاربة جميعا في التوفر على مؤسسة على غرارما هو موجود في الدول المتقدمة، بل حتى في الدول غير المتقدمة مثل بعض الجيران. وبهذا الإعلان الرسمي، عن إحداث مؤسسة أشريف المغرب نكون قد وضعنا القاطرة على السكة ،وسنكتفي بالبناية التي وضعتها رهن إشارتنا إدارة المكتبة الوطنية والذي كان هو المقر القديم للمكتبة الوطنية، على أن ننفض الغبار فيه عما هو موجود من بعض أرشيف الفترة الاستعمارية وأيضا ننفض الغبار على ما فيه وهو قليل جدا من أرشيف فترة الاستقلال. ثم نبني ونضع اللبنات والبرامج ونضع الإستراتيجية، هاته الأخيرة لاشك أنها ستتطلب وقتا لإعدادها، علما، أن هذه المؤسسة هي ذات استقلال مالي ويشرف عليها مجلس إداري يرأسه وزير الثقافة، وسنعمل كإدارة لهذه المؤسسة على وضع مشروعنا، وسندافع عنه أمام أنظار هذا المجلس الذي يتألف من كل المؤسسات العمومية والقطاعات الوزارية للحصول على المصادقة عليه والحصول على إثر ذلك على الوسائل المادية الكفيلة بإنجاز المهام المنوطة بهذه المؤسسة.
بما أن المغرب كانت له في السابق الجرأة لفتح صفحة ماضيه لقراءة ماضي الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان، هل في اعتقادكم بعد إعطاء الانطلاقة لمؤسسة أرشيف المغرب ستكون لديه أيضا حاليا ذات الجرأة لفتح أرشيف المؤسسات سواء منها السرية أو أرشيف هيئة الإنصاف والمصالحة؟
قانون 69-99 الخاص بالأرشيف ينظم هذا الأمر، إذ استنادا لعدد من مواده هناك من الأرشيف ما يفتح بعد مرور ثلاثين سنة، وهناك ما يفتح بعد 60 سنة، وهناك ما يفتح بعد مرور مائة عام سواء كانت هذه الوثائق أو الأرشيف، يعود إلى هيئة الإنصاف والمصالحة أو تعود لغيرها من مؤسسات عمومية أو ما اقتني من لدن الأفراد. ويمكني لي أن أؤكد أني معك على مستوى المبدأ وهو أن الأرشيف بمثابة بارومتر يقاس به إلى
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